Notre rapport à la nature et aux objets : exposition "En toute chose" au Palais de Tokyo

Abraham Poincheval : pierre habitable, 2017. Courtesy de l'artiste et galerie Semiose. Photo Aurélien Mole / Vue extérieure du Palais de Tokyo. DR.

Le Palais de Tokyo présente jusqu'au 08 05 2017, plusieurs expositions rassemblées sous le titre fédérateur de  : "En toute chose". Sculptures, installations, performances, vidéos traitent toutes du même thème : comment ressentons nous les objets et le monde qui nous entoure ? Surprenant. Visite.

Le Palais de Tokyo est un endroit à part. A l'extérieur c'est un bel édifice construit à l'occasion de l'Exposition internationale de 1937, à l'intérieur, cela ressemble plutôt à une friche industrielle Berlinoise, voir à un chantier de construction en cours de finition. C'est le temple de l'art contemporain. On y multiplie les expositions les plus originales, les plus intellos aussi. A cela, il faut rajouter une touche de spiritualisme, voir de chamanisme, car le président du lieu, Jean Loisy, adore cela. Il y a quelques mois, le musée du Quai Branly - Jacques Chirac, proposait une présentation très réussie sur la part d'humanité dans les objets (voir article sur ce blog). Aujourd'hui, le Palais de Tokyo va plus loin et nous offre une exposition au titre mystérieux : "En toute chose". Cette présentation étudie notre rapport à la nature, y compris les animaux, et aux objets. Cela viendrait d'un texte du poète Gérard de Nerval : "La vie éclate en toute chose". Joli... Le Palais de Tokyo veut donc nous questionner sur le pouvoir exorbitant, et parfois absurde, que l'humanité exerce sur les objets et vice versa... Difficile de ce faire une idée à distance, je fonce au Palais de Tokyo.

Vue extérieure du Palais de Tokyo, Paris. DR.

Vue extérieure du Palais de Tokyo, Paris. DR.

L'homme bonbonne

J'entre dans le hall, qui accueillera prochainement une nouvelle librairie d'art de 500 m². Il y a beaucoup de monde pour ce vernissage presse. Autour de moi, j'entends : "Oh moi je ne suis pas du tout journaliste"... Bon, ça commence bien. Voilà qui explique peut-être, pourquoi je vais devoir jouer des coudes pour prendre des notes... J'observe une grande bouteille, elle est l'œuvre d'un jeune artiste à part : Abraham Poincheval, né en 1972. Ce plasticien travaille sur les notions d'enfermement et d'autarcie. Sa spécialité est de concevoir des sculptures habitables, dans lesquelles il loge provisoirement. Dans cette bouteille, équipée de panneaux solaires, Poincheval effectue une remontée du Rhône, ou pose sa bouteille là où il le désire, une façon originale d'aller vers l'autre. Dans son genre, Abraham Poincheval est un explorateur.

Abraham Poincheval : vue de la performance Bouteille, 2016. Courtesy Semiose galerie, Paris. Photo Blaise Adillon.

Abraham Poincheval : vue de la performance Bouteille, 2016. Courtesy Semiose galerie, Paris. Photo Blaise Adillon.

Vue d'en haut

Dans cette présentation "En toute chose", Poincheval présente six œuvres, dont une petite plaque de tôle à l'extrémité d'un immense mât (La vigie). L'artiste y a habité quelques jours, devant la gare de Lyon, à 20 m du sol. Poincheval aime bien se brutaliser un peu. Je ne m'imagine pas vivre sur cette mini plateforme ne serait-ce qu'une minute, et vous ?

Abraham Poincheval : La Vigie. Vue de l'exposition d'Abraham Poincheval, Palais de Tokyo (03 02 - 08 05 2017). Courtesy de l'artiste et galerie Semiose. Photo Aurélien Mole

Abraham Poincheval : La Vigie. Vue de l'exposition d'Abraham Poincheval, Palais de Tokyo (03 02 - 08 05 2017). Courtesy de l'artiste et galerie Semiose. Photo Aurélien Mole

Sisyphe

Un peu plus loin je découvre une capsule en fer de 70 kg. Tel Sisyphe, Poincheval pousse ce grand cercle, dans lequel il peut également habiter. Ce créateur, qui adore repousser les limites physiques et psychologiques, s'offre là un étrange voyage, pour se retrouver lui-même et se fondre dans la nature. Il faut simplement éviter que le cylindre roule pendant qu'on est à l'intérieur...

Abraham Poincheval : Gyrovague, le voyage invisible, 2011 - 2012. Courtesy de l'artiste, galerie Semiose.

Abraham Poincheval : Gyrovague, le voyage invisible, 2011 - 2012. Courtesy de l'artiste, galerie Semiose.

Ours habitable

Mais l'artiste va encore plus loin, il veut également se rapprocher des animaux. J'observe donc cet ours dans lequel il a habité 13 jours, lors d'une exposition au Musée de la Chasse et de la Nature. C’est une sorte de grande peluche. Poincheval se transforme en un "oursonote". Comme un ours, il y vit en hibernation. Avec son animal habitable, Poincheval nous rappelle aussi que les premiers habitants des cavernes sont les ours. Au printemps, lorsque les animaux partaient chasser, les hommes s'installaient dans les grottes. C'est comme cela que tout à commencer. Ce jeune créateur nous renvoie donc à nos racines...

Abraham Poincheval : Ours, 2014. Courtesy de l'artiste et Semiose galerie.

Abraham Poincheval : Ours, 2014. Courtesy de l'artiste et Semiose galerie.

Roche de vie

Je découvre une grande pierre, sorte de rocher dans lequel on a taillé la forme d'une silhouette humaine assise, de profil. Cela m'évoque un peu la statuaire égyptienne, quand le pharaon était assis sur son trône royal. C'est dans ce bloc qu'Abraham Poincheval a l'intention d'habiter, durant une semaine, ce qui me semble un peu long...

Vue de l'exposition d'Abraham Poincheval , Palais de Tokyo (03 02 - 08 05, 2017). Courtesy de l'artiste et galerie Semiose. Photo Aurélien Mole.

Vue de l'exposition d'Abraham Poincheval , Palais de Tokyo (03 02 - 08 05, 2017). Courtesy de l'artiste et galerie Semiose. Photo Aurélien Mole.

Mais l'artiste veut surprendre plus. Face à moi, une grande vitrine ornée d'une couverture (au deuxième plan sur la photo ci dessus). Poincheval a l'intention de couver des œufs... Si si, je vous jure... Des poussins devraient donc naître dans le centre d'art contemporain, de quoi faire le buzz à tous les coups, et c'est peut-être le but recherché... Mais "l'homme-poule" précise : "Qu'un homme couve des œufs m'intéresse parce que cela pose la question de la métamorphose et du genre". En tous cas, ce "travail", comme de nombreuses oeuvres de Poincheval, concerne toujours le même thème, un leitmotiv chez lui : le rapport au temps.

Trompe l'œil

Emmanuelle Lainé oeuvre sur notre relation aux machines. Elle propose une installation composée d'une immense image d'atelier industriel, éclatée sur plusieurs plans. Ce puzzle spatial apparaît comme un immense trompe l'œil, dans lequel l'artiste a glissé quelques objets, dont une rose des vents, inattendue. Emmanuelle Lainée, née en 1973 à Paris, vit maintenant entre Bruxelles et Marseille. Cette installation compliquée, me laisse un peu perplexe...

Dérèglements

Lors de la dernière Fiac, j'avais remarqué une œuvre de Taro Izumi. Presque inconnu en France, il est très côté au Japon. Cet artiste déteste parler et il le fait rarement. C'est un "metteur en désordre", il veut casser toutes les règles. Son exposition commence par un jeune homme qui crie comme un loup. Il est face à un mur de briques. Mais attention, ce mur vidéo est constitué de la même brique, filmée à différentes heures du jour. L'artiste veut, avec cette installation surprenante, évoquer tous les murs qui se construisent de ci de là, mais aussi évoquer le rapport entre l'unitaire et le collectif... Je continue cette balade artistique surprenante et découvre une multitude de socles en bois de grande taille. Ces sculptures ont un but : elles permettent, à celui qui se glisse dedans, de répéter la position exacte du corps de tel ou tel footballeur, pendant l'action. Au dessus de chaque œuvre, je vois la photo du joueur correspondant. Ici, c'est donc bien la machine qui dicte le comportement humain et non l'inverse. Avec Taro Izumi, les machines acquièrent enfin leurs lettres de noblesse... Et aujourd'hui, est-que ce ne sont pas elles qui nous dirigent ?

Taro Izumi : Tickled in a dream... Maybe ? (Fishing), 2014. Bois, fer, vidéo. Taro Izumi. Courtesy galerie GP & N Vallois, Paris et Take Ninagawa, Tokyo. Photo Kei Okano.

Taro Izumi : Tickled in a dream... Maybe ? (Fishing), 2014. Bois, fer, vidéo. Taro Izumi. Courtesy galerie GP & N Vallois, Paris et Take Ninagawa, Tokyo. Photo Kei Okano.

A travers cette installation, Izumi fait aussi un clin d'œil à l'histoire des socles dans la sculpture... C’est vrai que c'est important un socle, j'y avais jamais pensé.Taro Izumi est né en 1976, à Nara.

L'art du soleil

Marie Lund, danoise née en 1976, recherche le moment ou une œuvre née, ou se révèle. Elle s'intéresse à la transformation des matériaux. Elle a tendue sur châssis les rideaux d'une école maternelle, qui pendant vingt ans, n'ont cessé d'être pliés ou dépliés. Le soleil a joué les artistes, en décolorant plus ou moins les tissus. J'observe quinze rideaux, qui ressemblent beaucoup à des peintures et font réfléchir sur le temps... "Avec le temps", mais je crois que vous la connaissez... C'est fou comme le soleil se révèle être un bon peintre... Je pense aux premières oeuvres de Soulages, peintes au brou de noix.

Marie Lund : Stills, 2015. Rideaux décolorés par le soleil. Vue de l'installation "The camera's Blind Spot II. Courtesy Laura Barlett gallery, londres, Croy Nielsen, Vienne et José Garcia, Mexico.

Marie Lund : Stills, 2015. Rideaux décolorés par le soleil. Vue de l'installation "The camera's Blind Spot II. Courtesy Laura Barlett gallery, londres, Croy Nielsen, Vienne et José Garcia, Mexico.

La technique du jeu

Un coup de cœur pour un tout jeune artiste : Dorian Gaudin, né en 1986 à Paris. Il présente une installation gigantesque, constituée d'une tôle, qu'un robot tord jusqu'à sa limite, et de quelques chaises sauteuses. A propos de ces étonnantes machines, Gaudin précise "elles nous font une danse, une danse qui leur serait tout à fait propre". C'est effectivement l'impression que cela donne. Ici, la mécanique se hisse au niveau des sentiments. Mais rassurer vous, c'est aussi très amusant. Malheureusement, ce visuel est le seul que j'ai pu avoir, il ne réflète pas l'œuvre dans sa totalité : dommage...

Dorian Gaudin : Aging Beauty, 2015. Bois, acier, moteur, peinture, parties mécaniques et composants éléctriques. 320 cm x 300 x 100. Vue de l'installation "Rebranding Floes", galerie Jérôme Pauchant, Paris. Photo Romain Darnaud. Courtesy de l'artiste et Dittrich & Schlechtriem, Berlin, Nathalie Karg gallery, New York, galerie Pact, Paris.

Dorian Gaudin : Aging Beauty, 2015. Bois, acier, moteur, peinture, parties mécaniques et composants éléctriques. 320 cm x 300 x 100. Vue de l'installation "Rebranding Floes", galerie Jérôme Pauchant, Paris. Photo Romain Darnaud. Courtesy de l'artiste et Dittrich & Schlechtriem, Berlin, Nathalie Karg gallery, New York, galerie Pact, Paris.

Ombres créatives

Je marche sur une multitude de morceaux de macadam. Ce grand puzzle d'Emmanuel Saulnier, illustre la fragilité d'un monde, qui ne sait plus trop où poser les pieds... "Comment ne pas intégrer cette omniprésence des tensions qui traversent nos paysages" écrit l'artiste à propos de son œuvre. Au dessus du sol noir, l'artiste a accroché, au plafond, plusieurs nasses de pêcheur, dont les ombres dessinent de véritables œuvres abstraites sur les murs du Palais de Tokyo. L'objet devient donc source de poésie, de réflexion et de méditation. Il y une douceur, toute asiatique, dans cette installation fragile.

Emmanuel Saulnier : "Bul de nuit", 2013. Photo Steeve Sauras. Adagp, Paris 2016

Emmanuel Saulnier : "Bul de nuit", 2013. Photo Steeve Sauras. Adagp, Paris 2016

Emmanuel Saulnier est né en 1952, à Paris. Depuis 2002, il anime un atelier de sculpture, aux Beaux Arts de Paris.

Sons et sondages

Anne Le Trotter est lauréate du dernier Salon d'art contemporain de Montrouge, un lieu important pour les amateurs. Ici, elle présente un travail autour des instituts de sondage, très à la mode en ce moment...Elle propose une immense pièce sonore, mélangeant vraies phrases de sondés et distorsions sonores. Anne Le Trotter connaît bien cette ambiance, elle a travaillé autrefois pour un institut de sondage. Ceci explique cela... Son œuvre révèle les stratégies d'influence, voir de manipulation, produites par ces enquêtes.

Archéologie contemporaine

Michael E. Smith est né en 1977 à Détroit, ville phare de l'industrie automobile, qui a connue la crise et l'abandon. Aujourd'hui, elle renaît. Smith a vécu dans cette ambiance, il travaille à partir d'objets domestiques et de vêtements abandonnés. Il englue ces objets ou les remplie de résine, offrant au public une étrange archéologie. J'ai l'impression d'un monde perdu, dont il ne resterait que quelques traces chétives.

Tissages

Mika Tajima, née en 1975 à Los Angeles, a imaginée une chaise à l'envers, capable de servir de luminaire, un symbole de notre société cul par-dessus tête ? Mais elle a également mis sur écran, les mots les plus twittés, qu'elle présente en parallèle avec les cours de l'or à la Bourse. Mais le plus intéressant, à mon avis, est une superbe série de toiles grand format. En fait, ce sont les traductions visuelles, sous forme de tissages, d'enregistrements sonores.

Mika Tajima : Meridian, 2016. Courtesy de l'artiste et 11R galery New York. Photo Charles Benton.

Mika Tajima : Meridian, 2016. Courtesy de l'artiste et 11R galery New York. Photo Charles Benton.

Le maître de cérémonie

Mel O’Callaghan travaille sur le rituel et «envisage le corps comme le lieu de possibles révélations». J’aperçois au fond d’une salle, un immense gong. Devant, un instrument de musique tibétain grand format, une vasque contenant de l’eau et un arbre couché. Je regarde une sorte de chaman accomplir de véritables actes religieux. Il évolue avec une grande lenteur. J’ai soudain l’impression d’être loin de Paris...

Mel O'Callaghan : Woe implores Go, 2016. Performance et installation. Acier, corde, bois. Palais de Tokyo, Paris. Courtesy de l'artiste et de la galerie Allen, Paris, Belo-Galsterer, Lisbonne et Konenberg Wright, Sydney

Mel O'Callaghan : Woe implores Go, 2016. Performance et installation. Acier, corde, bois. Palais de Tokyo, Paris. Courtesy de l'artiste et de la galerie Allen, Paris, Belo-Galsterer, Lisbonne et Konenberg Wright, Sydney

Mel O' callaghan poursuit sa reflexion autour du rituel avec un film tourné au nord-est de Bornéo, lors de la récolte traditionnelle des nids d'oiseaux. Les cueilleurs sont à 120 m de haut. Des hommes, comme des marins ou des machinistes de théâtre, tirent de grosses cordes. Le geste devient répétitif et chacun rentre dans une sorte de transe. Au bout d'un moment, ils sont dans un état physique et mental "hors de soi". Ce film est projeté sur un écran gigantesque, renforçant encore la force de chaque image. Ce documentaire artistique est une vraie réussite.

Mel 0'Callaghan : Dangerous on the way, 2016. Photogramme. Courtesy de l'artiste et de la galerie Allen, Paris, Belo-Galsterer, Lisbonne, Kronenberg Wright, Sydney. Production Sam Art Projects

Mel 0'Callaghan : Dangerous on the way, 2016. Photogramme. Courtesy de l'artiste et de la galerie Allen, Paris, Belo-Galsterer, Lisbonne, Kronenberg Wright, Sydney. Production Sam Art Projects

Bonnets et vérité

Mais je ne suis au bout de mes surprises. Je continue à essayer de prendre quelques notes. J'entre dans une immense salle et me retrouve dans l'installation la plus surprenante et la plus dérangeante que j'ai jamais vu. La encore, c'est Taro Izumi qui a frappé. Ce type là est un véritable lutin, qui a décidé de dynamiter toues les règles, d'ailleurs il assume " Nous évoluons dans un monde où toutes les valeurs peuvent aisément être renversées". Jean de Loisy, président du palais du Palais de Tokyo souligne "Au japon, dans la religion Shinto, certains "Kamis" ou esprits vénérés de la nature ont un rôle farceur, parfois dangereux. Ils se glissent dans les espaces familiers et affolent nos vies, nos habitudes". Me voilà prévenu, Izumi est une sorte de Kami. Bon... Je continue. Au sol , de nombreuse paires de chaussures, dont certaines sont fixées au sol. Mais surtout je découvre une foule de nains et de naines, la tête recouverte d'un bonnet. Ils sont tous occupés à des tâches que j'aurais bien du mal à expliquer. La lumière est faible, à tout moment je peux en bousculer un, à moins qu'il ne s'agisse d'un habile trucage, à partir du sol. Mais comment en être sûr ? Le malaise grandi, autour de moi c'est la même chose. Au fond, sur un immense écran, j'aperçois une foule de personnages de petite taille. Izumi met l'accent sur "la vanité des règles". Qu''est qui est grand, qu'est-ce qui est petit ? Une chose est sûre : le monde étrange de Taro Izumi ne laisse pas indifférent. Malheureusement, le grand public ne verra cette installation que sur un immense écran. Dommage...

Taro Izumi : Ca,didate ( Can not see the shadow of the rainbow), 2015. Installation - vidéo, technique mixte. Vue de l'exposition "In our time" : Art in Post - Industrial Japan".Courtesy de l'artiste, galerie GP & N Vallois, Paris et galerie Take Ninagawa. Photo Keizo Kioku.

Taro Izumi : Ca,didate ( Can not see the shadow of the rainbow), 2015. Installation - vidéo, technique mixte. Vue de l'exposition "In our time" : Art in Post - Industrial Japan".Courtesy de l'artiste, galerie GP & N Vallois, Paris et galerie Take Ninagawa. Photo Keizo Kioku.

Cette balade artistique en dérangera plus d'un, comme toujours au Palais de Tokyo. Mais c'est très intéressant de découvrir, comment les jeunes artistes conçoivent notre rapport aux objets et à la nature. Parfois, c'est plein de surprises... Ce parcours artistique, quasi initiatique, semble nous dire : n'oubliez pas les objets, ils nous survivront.
Palais de Tokyo : 13 avenue du Président Wilson, 75116 Paris

Tous les jours, sauf le mardi, de midi à minuit

Entrée : 12 euros. TR : 9