"Au-Delà du Street Art" au Musée de La Poste à Paris

Façade de l'immeuble du Musée de la Poste. © Photo Thierry Hay.

Le Musée de la Poste à Paris propose jusque au 30 mars l'exposition " Au-Delà du Street Art". Cette présentation permet de comprendre l'évolution et les différentes techniques de ce mouvement artistique de plus en plus tendance.

Si vous n’y connaissez rien en Street Art, si vous ne savez pas que ce mouvement artistique a pris une grande ampleur à travers le monde, courez voir cette exposition très pédagogique. On peut y emmener grand-mère et les enfants : ils comprendront. "Au delà du Street Art", le titre de l’exposition peut avoir plusieurs significations : d’abord l’art des rues est passé du trottoir au musée, du mur à la toile, ensuite il faut dépasser l’image toute faîte, parfois négative, et aller à la rencontre de ces artistes, plutôt jeunes.

C’est donc un bon titre pour une exposition qui propose d’examiner les différents regards et les différentes techniques des streets-artistes. Quand j’arrive devant la façade très RDA de l' immeuble  du Musée de la Poste, il est 10h du matin.

Façade de l'immeuble du Musée de la Poste. © Photo Thierry Hay.

J’entre, à côté de la billetterie on vend des timbres : normal. Quelques jeunes sont déjà là et font la visite. 70 œuvres présentées à travers 11 espaces différenciés. L’exposition démarre par une évocation historique du mouvement en France. Honneur aux pionniers : Ernest Pignon Ernest et ses collages comme le célèbre Rimbaud ou Gérard Zlotykamien et ses créatures pseudo rupestres, pour les années 60. Jérôme Mesnager et son célèbre homme blanc ou Bleck le Rat, Jef Aérosol pour les années 80.

La femme fatale de Miss Tic bien connue des Parisiens attire mon regard. Cette silhouette de brune séductrice est apparue dés 1985, alliant mystère et exhibitionnisme, au dessus d’une signature aux allures de serpent. Je pense aux images des romans-photos des années 60. Cette brune en pochoir amène de la poésie dans la ville.

 

Miss Tic : Un remède à l'amour aimer encore. 2008. © ADAGP paris 2012.

 

Signe que le Street Art a gagné ses lettres de noblesse muséographique, il y a des vitrines avec des objets de fabrication : cutters, bombes de couleurs etc. C’est une sorte de Poulbot des années 2000 réalisé sur un panneau de signalisation, par C215 alias Christian Guemy. Ce jeune garçon me regarde et semble me demander quel monde on lui réserve.

Publié par Thierry Hay / Catégories : A voir