Guestme: un abonnement pour Parisiens accros à la scène

Apparu en octobre dernier, Guestme permet d'assister à des événements parisiens. Pour 33 euros par mois, l'utilisateur bénéficie d'un accès illimité aux événements proposés par le site. Guillaume Lalu et Julien Bornstein, nous présentent leur service naissant et plein de promesses.

Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Comme une carte illimitée pour le cinéma, Guestme est un abonnement mensuel sans engagement donnant accès "en illimité" à de nombreux concerts et évènements indie rock/pop et electro à Paris. Pour assister à un spectacle ou à quinze, le prix reste le même : 33 euros par mois. L'usager n'a que deux règles à connaître : les places sont disponibles seulement trois jours avant le concert et le premier arrivé sera le premier servi. C'est tout. Les créateurs de l'entreprise, Guillaume Lalu, 40 ans, et Julien Bornstein, 38 ans, sont certains d'avoir eu LA bonne idée. 

Les deux cousins ont toujours baigné dans la musique. Depuis leur groupe de musique commun jusqu'à leurs emplois respectifs. Guillaume a travaillé chez Universal et Julien a créé des sociétés de production événementielle. Rapidement, ils s'aperçoivent que la scène ne fait plus autant rêver. "Nous nous interrogions sur le fait que beaucoup d'artistes ne faisaient pas salle comble. Côté spectateur, les gens doivent arbitrer car ils n'ont pas nécessairement les moyens de voir tous les concerts qu'ils souhaitent. Côté producteur, il n'est pas toujours simple pour eux de savoir à l'avance si l'événement serait complet ou pas."  se souvient Guillaume Lalu.

Julien Bornstein et Guillaume Lalu ©Anouk Passelac

Julien Bornstein et Guillaume Lalu. ©Anouk Passelac

Un abonnement en accord avec son temps 

Guestme se rêve donc en double solution. La société veut donner envie au public d'aller voir des artistes sur scène sans se ruiner. De l'autre, elle permet aux producteurs d'artistes de remplir leur salle et d'avoir une visibilité sur la rentabilité de leurs spectacles et de générer des revenus complémentaires. Depuis son lancement en octobre, aucun utilisateur ne s'est désabonné. "Nous sentons de l'enthousiasme et sommes persuadés que Guestme est une bonne idée" affirme Julien.

Le service est bien ancré dans son temps et dans les "nouveaux usages du digital". Cet abonnement, résiliable à tout moment, ressemble à ce que proposent Spotify, Deezer ou Netflix : des services dont les bénéfices ont explosé. Côté musique, le site utilise un algorithme qui, avec l'accord de l'utilisateur, utilise ses informations des comptes Facebook ou Spotify. Grâce à ces données, le programme informatique propose des concerts en fonction des goûts de chacun.

Les goûts, parlons-en. Guestme se cantonne pour l'instant au genre indie rock/pop et à l'electro. Depuis ses débuts, le site a proposé des affiches aussi diverses que JusticePlaceboJeanne AddedFyfeFlavien Berger, Nouvelle vagueAcid arabJacques, et des places dans le MaMa Festival,... "GuestMe a un peu la même philosophie que Rock en Seine, résume Guillaume Lalu. Les gens viennent pour le festival, sans savoir précisément qui seront les artistes parce qu'ils apprécient le style de musique qu'ils passent." Les créateurs parient donc sur une marque forte qui rassemblerait des mélomanes de bon goût.

Birdy Nam Nam au MaMA Festival 2016

 

Intriguée par cette nouvelle manière de "consommer" du spectable, Le Bento va tester un abonnement Guestme. Rendez-vous au prochain article pour vérifier si les promesses de soirées chantantes seront tenues !

Anouk Passelac