L'Acropole "à louer" pour des tournages de pub

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 17/01/2012 à 17H15
Le temple du Parthenon à Athènes (Grèce)

Le temple du Parthenon à Athènes (Grèce)

© Mark Edward Smith / TIPS / Photononstop

Pour renflouer ses caisses, la Grèce vient d'autoriser l'exploitation publicitaire de ses vestiges et sites archéologiques, à commencer par l'Acropole. Une initiative jugée sacrilège par les archéologues depuis des décennies.

Cette décision, prise alors que le pays surendetté tente de regonfler des caisses publiques vides, s'inscrit dans une série de dispositions visant à "faciliter" l'accès au patrimoine du pays, et à mieux assurer ainsi sa promotion, affirme-t-on mardi, au ministère de la Culture. Alloués à la Caisse des ressources archéologiques, les fonds ainsi levés doivent revenir aux sites pour leur surveillance et entretien. L'exploitation à but commercial des antiquités et sites grecs relevait jusque là de la seule compétence du Conseil central d'archéologie (KAS).

Depuis des décennies, seuls quelques rares élus, dont la réalisatrice gréco-canadienne Nia Vardalos et l'américain Francis Ford Coppola ont pu tourner sur l'Acropole tandis que tournages ou photographies publicitaires étaient exclus.

Une circulaire ministérielle datant de fin décembre fixe désormais les règles du jeu, y compris pour la location des sites pour des manifestations, avec par exemple un forfait quotidien de 1.600 euros pour un tournage professionnel sur l'Acropole. Le ministère a souligné que cette exploitation restait soumise à une série de conditions. La Grèce soupçonne les créanciers du pays, UE et FMI, de la pousser à brader ses richesses historiques et naturelles.