La course à la Palme est lancée

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 17/05/2012 à 07H18
Marion Cotillard dans "De rouille et d'os" de Jacques Audiard

Marion Cotillard dans "De rouille et d'os" de Jacques Audiard

© UGC Distribution

Même si la compétition officielle a commencé mercredi avec le film d’ouverture de Wes Anderson, « Moonrise Kingdom », elle se lance ce jeudi avec le premier film français en lice, « De rouille et d’os » de Jacques Audiard et « Après la bataille » de Yousry Nassralah, sur le printemps arabe au Caire.

Cannes "in"
Avec Marion Cotillard et la révélation belge de l’année, Mathias Schoenaerts (« Bullhead »), « De rouille et d’os » adapte des nouvelles de Craig Davidson rassemblées dans son recueille éponyme (Ed. Albin Michel). Marion Cotillard, détentrice d’un Oscar pour « La Môme », coqueluche des réalisateurs américains, est attendue au tournant.

"De rouille et d'os" : extrait:

Un an après les printemps arabes, le réalisateur égyptien Yousry Nassralah a tourné à chaud au Caire le premier film issu de la révolution en Egypte, deuxième pays après la Tunisie a avoir expulsé son président du pouvoir. Rencontre entre un pauvre issu d’un quartier défavorisé, manipulé par les nantis, et une jeune femme révolutionnaire, le cinéaste poursuit sa thématique politique, remarquée dans son précédent « Femmes du Caire ».

"Après la bataille" : extrait

Cannes "off"
C’est également aujourd’hui que débutent les sélections off du Festival. La Semaine de la Critique, s’ouvre avec « Broken », premier film du britannique Rufus Norris, avec Tim Roth, par ailleurs président du jury Un Certain Regard. La Quinzaine des Réalisateurs est inaugurée avec « The We and I » de Michel Gondry, qu’il signe sous bannière américaine, où un groupe d’adolescents effectue son dernier voyage en bus, de retour du lycée.

 

"The We and I" de Michel Gondry

"The We and I" de Michel Gondry

© Mars Distribution

Dix jours de compétition commencent. Notion ambiguë s’agissant de jauger des œuvres, d’aucuns refusant de s’y compromettre, comme Woody Allen. Mais n’ajoute-t-elle pas du piquant, et permet de donner un éclairage médiatique mondial aux films, voire participe d’un succès qui aurait pu rester dans l’œuf ?