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Par Corinne Jeammet @Culturebox

5e journée des défilés parisiens: "Gaultier m'a donné envie de me tatouer"

Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/10/2011 à 17H51
  • Jean Paul Gaultier, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
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    Jean Paul Gaultier, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
    La collection, qui laisse une large place au blanc et au noir mais aussi à quelques pièces aux couleurs éclatantes, revisite les classiques Gaultier: trenchs, corsets, amples pantalons de marins...
    © AFP. P.Verdy
  • Tsumori Chisato, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
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    Tsumori Chisato, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
    Tsumori Chisato, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011) © AFP.F.Guillot
  • Martin Grant, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
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    Martin Grant, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
    Martin Grant, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011) © AFP. P.Verdy
  • Junya Watanabe, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
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    Junya Watanabe, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
    Junya Watanabe, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011) © AFP. P.Kovarik
  • Cacharel, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
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    Cacharel, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
    1er défilé pour le duo de designers, les Chinois Ling Liu et Dawei Sun, entre pastels et imprimés aux couleurs vives, après le départ de Cédric Charlier qui, dès 2009, avait réussi à réveiller l'intérêt pour la marque. Mini-shorts et blouses boutonnées, ici l'allure est jeune.
    © AFP. F.Guillot
  • Viktor & Rolf, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
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    Viktor & Rolf, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
    "La collection est construite à partir des proportions d'un vestiaire de poupée", a expliqué Viktor Horsting. "On a voulu créer quelque chose de doux qui serait à la fois original et graphique", renchérit Rolf Snoeren. La collection "joue avec une sorte de cliché de la féminité".
    © AFP. P.kovarik
  • Sonia Rykiel, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
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    Sonia Rykiel, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
    La styliste écossaise April Crichton, qui vient d'être nommée D.A. du prêt-à-porter, après avoir travaillé pendant des années avec Nathalie Rykiel , présidente de la griffe, a dynamisé la silhouette par des bandeaux noirs, omniprésents, soulignant le buste ou allongeant la jambe.
    © AFP. P.Kovarik
  • Kanye West, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011
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    Kanye West, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011
    Le rappeur US a choisi Paris et sa Fashion week pour présenter son 1er défilé en dehors du calendrier officiel. Une vingtaine de silhouettes, à dominante de blanc et de noir. Outre des pantalons en cuir zippés et des robes noires au décoletté plongeant et rectangulaire, l'une des pièces les plus remarquées a été un sac à dos volumineux.
    © AFP. F.Guillot
  • Comme des Garçons, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
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    Comme des Garçons, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011)
    Comme des Garçons, printemps-été 2012, Paris (1er/10/2011) © AFP. F.Guillot

Paris accueille 11 défilés le 1er octobre 2011: Junya Watanabe, Haider Ackermann, Tsumori Chisato, Martin Grant, Viktor & Rolf, Cacharel, Véronique Leroy, Sonia Rykiel, Comme des Garçons, Jean Paul Gaultier, Loewe.
 

Vénéré pour ses drapés structurés, ses assemblages de couleurs et l'élégance de ses silhouettes altières, le Français Haider Ackermann a proposé de spectaculaires vestes en taffetas de soie changeant, col et manches relevés, qui se portent sur d'amples pantalons resserrés sur la cheville et des babouches tissées d'or ou en cuir lisse. "J'ai cherché à exprimer une dignité supplémentaire dans les visages et la tenue du corps, les talons plats y contribuent", explique le styliste à l'AFP. Noir, bleu cobalt, violets, bronze et brocart. Des vestes font passer, dans leur dos ou devant, des étoles nouées: sont-elles intégrées au vêtement? "On n'a pas besoin de tout comprendre dans la vie", répond leur créateur.
 

Tatouage et piercing chez Jean Paul Gaultier
Comme pour sa collection masculine, la féminine est présentée sur un échafaudage monté sur scène, le public pouvait apercevoir les mannequins se changer avant qu'elles ne viennent déambuler dans la salle, avec le carton du numéro du modèle à la main, comme on faisait autrefois en haute couture. Au lieu du podium traditionnel, avec des filles "sous des spots, qui passent sans rien regarder", le couturier a voulu mettre en valeur les vêtements "avec un côté plus humain", plus ancré dans "le réel". Il avait présenté une collection autour du tatouage en 1992 mais c'était "plus ethnique, plus rebelle". Aujourd'hui, "c'est devenu presque classique, bourgeois: tout le monde a un tatouage et au moins un piercing!", plaisante-t-il. "C'est du Gaultier 100%. Qu'est-ce que je sais faire de mieux ? Je reprise ce que j'ai déjà fait, mais avec un twist", s'exclame-t-il. Outre les cuirs, beige ou chocolat, tatoués à l'encre, et ces chemises en tulle couleur chair laissant penser que le tatouage est à même la peau, des pièces de piercings servent de boutons sur des robes ou chemisiers.