Jam Graffiti à Varsovie : des street artistes rendent hommage à l'Insurrection
Publié le 28/07/2012 à 17H34, mis à jour le 10/12/2012 à 15H16
Des graffeurs polonais rendent hommages aux résistants de l'Insurrection de Varsovie en 1944
© WOJTEK RADWANSKI / AFPA LIRE AUSSI
thématiques liées
Le graffeur "True Bob" venu spécialement de Bydgoszcz, une ville du nord de la Pologne, a réalisé le portrait de Stefan Lewandowski, un photographe qui avec son appareil bi-objectifs Rolleicord avait capté des images de la ville, de ses habitants et des insurgés lors du soulèvement.
"Hier encore je ne savais pas grand chose sur lui, tout juste qu'il avait 15 ans à l'époque, il a obtenu un appareil photo de sa tante. Il n'était pas directement impliqué aux combats, peut-être grâce à cela il a survécu et il vit encore", dit ce graffeur de 17 ans tout en sprayant.
Des portraits exposés pendant un an
Le Musée de l'Insurrection de Varsovie a mis à disposition des artistes des bombes peintures de différentes couleurs et un promoteur immobilier du quartier de Wola a prêté les 400 mètres carrés de surface d’un enclos de chantier.
Sur l'enclos d'un vaste chantier, les portraits de 63 figures de la culture polonaise des années 1940 © WOJTEK RADWANSKI / AFP
"On ne donne pas aux jeunes un savoir historique tout prêt. On essaye de les inciter à aller chercher des informations sur l'insurrection et ses personnages", a-t-il ajouté.
L'Insurrection : page sanglante de l'histoire de Pologne
L'Insurrection dirigée contre l'occupant allemand, éclata le 1-er août 1944 et fut l'une des pages les plus sanglantes de l'histoire de la Pologne.
Le chefs de l'armée AK, la résistance polonaise dépendante de Londres, espéraient libérer Varsovie des mains des nazis avant l'arrivée dans la capitale de l'Armée rouge qui s'était arrêtée sur la rive orientale de la Vistule. Sur ordre de Staline, les Soviétiques resteront l'arme au pied jusqu'à la fin de l'insurrection.
Après 63 jours de combats acharnés, les insurgés ont dû capituler le 2 octobre. Environ 18.000 combattants mal armés ont péri, de même que 17.000 soldats allemands.
200.000 civils ont été massacrés et les 500.000 survivants ont été déportés de la cité qui fut ensuite systématiquement détruite sur ordre d'Adolf Hitler.




