Izia portrait

Izia

Chanteuse
Izïa chante en français. Izïa fait danser. Ce n’est pas un virage, c’est une évolution. Intègre et sincère. Izïa a grandi et son nouvel album lui ressemble. Reflet des aspirations d’une jeune femme de 24 ans qui aime à mélanger les univers, les sons, les ambiances, La Vague est la bande son d’une époque, la nôtre, où les frontières entre les genres musicaux n’existent plus. La bande-son d’Izïa où l’électro, le RnB, le rock, la cold-wave et la chanson s’enchevêtrent à l’image de sa playlist du moment en mode shuffle.

Le déclic chez elle s’est produit en trois temps, comme une valse de sensations qui conforte une artiste dans son envie de faire évoluer sa musique, son écriture et son chant. Sur scène d’abord. Au Trianon, le 8 décembre 2012. Izïa chante Pendant que les champs brûlent de Niagara. Elle entend le public reprendre les paroles en chœur. La langue française les unit. Elle la fera sienne. En studio ensuite, le 7 novembre 2013. Premier jour à Londres et déjà un titre enregistré You. La direction de l’album est donnée. Devant une feuille blanche enfin, Izïa découvre le plaisir de l’immédiateté, des mots simples et des textes à double sens. Elle écrit les paroles de La Vague d’un trait. Le reste, tout le reste, se fera en une année. Entre Londres, Paris et Pantin.



Accompagnée par le producteur et musicien français Johnny Hostile (le John de John & Jehn, fondateur du label Pop Noire et réalisateur des albums de Lescop et Savages), Izïa (re)découvre la jouissance du travail en binôme. Louis Delorme, son batteur, leur apportera ses forces percussives pour finir le travail. La Vague impressionne par la richesse et la précision de sa production, le foisonnement subtil des arrangements et l’immédiateté des mélodies. Les couleurs se confondent, du noir et blanc de The xx et Depeche Mode au violet de Hot Chip et Alt-J, sans oublier les teintes plus mordorées de Gossip, Beyoncé et de The Pixies.

Aucun interdit, aucun tabou, des claviers analogiques peuvent côtoyer au sein d’un même morceau des boites à rythmes mordantes, des guitares syncopées, des chœurs addictifs ou des cordes nues. Izïa trouve là l’écrin parfait pour parler d’amour sous toutes ses formes, amour charnel, passionné, sublimé ou fantasmé, celui qui transporte, celui qui fait mal, celui qui paralyse, celui d’une fille pour son père. Orelsan lui offre Les Ennuis, un duo naïf et frontal comme ils l’imaginaient tous les deux, Lescop lui donne la clef pour débloquer deux textes qu’ils cosignent, Hey et Tomber. Mais surtout on découvre le chant d’Izïa dans sa langue maternelle. On est forcément troublé par cette voix, son intensité et ses nuances que lui offre ce nouveau langage sublimé par des harmonies vocales luxuriantes.