Cet opéra romantique de Verdi fait partie, avec Rigoletto et La Traviata, de la célèbre trilogie du compositeur italien

"Le plus grand compositeur italien vivant" : voici le titre brigué par Verdi autour de 1853. Bellini et Donizetti sont morts et Rossini a renoncé à composer des opéras, la voie est libre. Avec Le Trouvère, Verdi écrit une succession d’airs et d’ensembles lumineux et exigeants.

« Donnez-moi les quatre plus belles voix du monde »
Arturo Toscanini, un des plus grands chefs d'orchestre du siècle dernier, aurait dit cette phrase lorsqu'on lui a demandé de monter l'opéra. Cette version aux Chorégies d’Orange est à la hauteur de cette exigence puisqu'elle est interprétée par des grands chanteurs du moment : la soprano Hui He, la contralto Marie-Nicole Lemieux, le ténor Roberto Alagna de retour aux Chorégies d'Orange et le baryton George Petean. Cette phrase de Toscanini fut également illustrée en 1993 par ce double casting fait par le Metropolitan Opera de New York, avec Placido Domingo et Luciano Pavarotti incarnant tous les deux Manrico :


L'histoire du Trouvère, relativement difficile à raconter 
Alors que La Traviata et Rigoletto ont des livrets relativement simples, celui du Trouvère est difficile à résumer. L'opéra est une adapation d’un drame très en vogue au milieu du XIXème siècle : au XVe siècle, le comte de Luna est amoureux de Leonora, qui elle-même est amoureuse du mystérieux trouvère Manrico qui vient chanter sous ses fenêtres. Mais celui-ci n’est autre que l’un des chefs de la rébellion qui sévit dans la ville. Il serait aussi le fils de la gitane Azucena, hantée par la mort horrible de sa mère, brûlée vive car elle était soupçonnée d’avoir jeté un sort sur le petit frère du comte de Luna. Retrouvez tout le livret ici

Les derniers airs bel cantistes de Verdi, expressivité et tension 
Cet opéra exige deux chanteuses et trois chanteurs excellents pour interpréter des airs difficiles et empreints de bel canto (voir la définition du bel canto). La première du Trouvère au Teatro Apollo de Rome fut un triomphe, relaté par une journaliste de l’époque racontant que les rues de Rome raisonnaient au son des acclamations de la foule : « Verdi est le plus grand compositeur que l’Italie ait jamais connu ». 

Distribution

  • Date 04 août 2015
  • Durée 2h 34min
  • Production Act4 productions
  • Auteur Salvatore Cammarano
  • Compositeur Verdi
  • Metteur en scène Charles Roubaud
  • Chef d'orchestre Bertrand de Billy
  • Orchestre Orchestre National de France
  • Scénographie Dominique Lebourges
  • Chœurs Chœurs des Opéras Grand Avignon, de Nice et de Toulon Provence-Méditerranée
  • Costumes Katia Duflot
  • Éclairages Jacques Rouveyrollis
  • Vidéos Camille Lebourges
  • Acteurs (+rôles) Leonora, Hui He / Azucena, Marie-Nicole Lemieux / Inès, Ludivine Gombert / Manrico, Roberto Alagna / Il Conte de Luna, George Petean / Ferrando, Nicolas Testé / Ruiz, Julien Dran / Un Vecchio Zingaro, Bernard Imbert /