"Une parisienne pas comme les autres": la Joconde et ses avatars

Par @Culturebox
Mis à jour le 19/02/2014 à 16H57, publié le 19/02/2014 à 16H55
Le visage de Mona Lisa éternellement détourné

Le visage de Mona Lisa éternellement détourné

© France 3 / Culturebox

L'icône de la peinture de la Renaissance est sans doute la figure la plus copiée et détournée de l'histoire de l'art. Mona Lisa alias la Joconde a des milliers de petites soeurs. Grâce à la collection d'un passionné, l'espace Christiane Peugeot à Paris présente jusqu'au 21 février 2014,peintures, collages et objets en tous genres à l'effigie de la célèbre dame.

Coquines ou complètement folles, nombreuses sont les images qui détournent la sagesse apparente du visage le plus célèbre de la peinture. Cette exposition qui recense divers objets, aussi loufoques que triviaux, est organisée à l'initiative des Amis de Mona Lisa. C'est leur façon à eux de célébrer le 100e anniversaire du retour du tableau, après son vol en 1911. 

Reportage : P. Sorgues / P. Pachoud / D. Robert

Première guerre mondiale : naissance d'un visage surréaliste

Après avoir subi une petite escapade en Italie, le célèbre tableau de Leonard de Vinci retrouve sa place au Louvre le 4 janvier 1914. Cependant il n'y restera pas longtemps accroché, la première guerre mondiale gronde et les conservateurs préfèrent le mettre en sécurité à Bordeaux et Toulouse. 


C'est au sortir de la guerre, en 1918, que le tableau reviendra définitivement à Paris. La révolution surréaliste prend alors son envol et les imaginaires vont bon train. Marcel Duchamp s'empare de l'énigme et la détourne en affublant le visage angélique de la Joconde d'une moustache, sous le titre provocateur de " L.H.O.O.Q."

La Joconde par Duchamp L.H.O.O.Q. (1919)

La Joconde par Duchamp L.H.O.O.Q. (1919)

© DR


De l'unicité à l'industrialisation

En 1963, Andy Warhol, artiste américain chef de file du mouvement pop-art réalise une sérigraphie à l'acrylique sur toile, sobrement intitulée "Mona Lisa". Avec cette technique de reproduction de l'image, il démocratise l'art et le rend accessible à (presque) tous. Pour sa "Mona Lisa" il banalise l'icône de la Renaissance. Comme dans beaucoup de ses tableaux, il reproduit et multiplie son visage dans un flot abondant de couleurs. 

"Mona Lisa" - Andy Warhol - 1963

"Mona Lisa" - Andy Warhol - 1963

© DR


 La passion débordante

Jean Margat passionné fou de la Joconde vient tout juste de léguer sa collection de 11 000 avatars jocondiens au Louvre. Parmi eux on trouve vraiment de tout : cartes postales, affiches, documents publicitaires, timbres, cravates, chaussettes, tablier, préservatifs et même stérilet !

Jean Margat passionné de Jocondes en tous genres

Jean Margat passionné de Jocondes en tous genres

© France 3 / Culturebox
"Mona Lisa, une parisienne pas comme les autres"
Espace Christiane Peugeot

62 av. de la Grande Armée 75017 Paris
Métro Argentine ou Porte Maillot