"Les Photographiques" rendent hommage au travail humaniste de Georges Quaglia

Par @Culturebox
Mis à jour le 11/03/2016 à 15H43, publié le 11/03/2016 à 15H19
Un des clichés de Georges Quaglia

Un des clichés de Georges Quaglia

© Capture d'écran France 3/Culturebox

"Les Photographiques" est un des rendez-vous annuel de la photographie au Mans, organisé par l'association "Festival de l'Image". L'édition 2016 présente, jusqu'au 27 mars 2016, le travail de 17 auteurs contemporains et s'interroge sur l'héritage du courant humaniste en rendant hommage au photographe sarthois Georges Quaglia, disparu l'an dernier.

A travers le regard de 17 auteurs issus d'horizons divers, "Les Photographiques" s'exposent à travers toute la ville, pour être au plus près de tous les publics. Cette édition 2016 nous dévoile des auteurs contemporains en quête d'humanité et de solidarité, des valeurs sans cesse révélées dans leur clichés. 

Reportage : R. Wagenaar / A. Noussair / D. Le Brun

C'est aussi l'occasion de rendre hommage au photographe sarthois Georges Quaglia, un des membres fondateurs du Festival de l'image (aujourd'hui Les Photographiques), disparu à l'âge de 80 ans, en avril dernier.
 
Apparenté à la tradition de la photographie humaniste, le travail de Georges Quaglia n'a de cesse de rendre compte de la vie simple et du quotidien de gens ordinaires, à travers des clichés qui nourrissent sans cesse la réflexion mais sans voyeurisme aucun.

Installé au Mans en 1961, Georges Quaglia se passionne pour la photographie en noir et blanc. Il conte le pays sarthois en posant son regard sur les mutations urbanistiques de la ville du Mans ou en orientant son focus sur des moments de vie, avec beaucoup de justesse et de tendresse, à la manière d'un Doisneau ou d'un Cartier-Bresson.

Georges Quaglia est un grand personnage de la photographie en Sarthe (...) c'est vraiment un photographe humaniste (...) c'était un peu notre Robert Doisneau à nous.

Jean-François Mollière
Photographe
Cliché aux Photographiques © France 3 / Culturebox


"Les Photographiques" s'interrogent cette année sur ce qu'il reste du courant humaniste initié par Robert Doisneau, Henry Cartier-Bresson, Willy Ronis... et sur la manière dont certains contemporains se sont appropriés cette orientation et ce qu'ils on en fait.

La photographie humaniste est datée, elle recouvre dans l'histoire de l'art, l'histoire de la photographie quelque chose de bien précis et assez limité dans le temps ; mais bien évidemment les valeurs de l'humanisme traversent la photographie contemporaine de manière très différente mais reste très présente. C'est ce que nous avons essayé de démontrer aujourd'hui

Yves Brès
Président de l'association Festival de l'image
Toutes les créations exposées au festival "Les Photographiques" confirment le propos. Comme les réalisations du portraitiste Denis Dailleux, qui nous invitent dans l'intimité de familles égyptiennes pour nous dévoiler avec pudeur et délicatesse, sa série "Mères et fils". Un travail et une démarche qui lui servent aussi de prétexte pour créer des liens avec les gens et découvrir d'autres univers.
Série "Mères et Fils" de Denis Dailleux

Série "Mères et Fils" de Denis Dailleux

© France 3 / capture d'écran

"Les Photographiques" ont invité 17 auteurs comme Olivier PasquiersCarlos Ayesta et Guillaume Bession... pour cette édition 2016 afin qu'ils apportent, chacun à sa manière, des éléments de réponse à ce questionnement. Les expositions en accès libre et gratuit dévoilent leurs travaux un peu partout dans la ville du Mans, mais également à Allonnes et à Arnage, jusqu'au 27 mars 2016.