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Van Gogh et le Japon à la Pinacothèque de Paris

Publié le 05/10/2012 à 12H04, mis à jour le 10/12/2012 à 15H16
A gauche, Vincent Van Gogh, Oliveraie, juin 1889 - A droite, Utagawa Hiroshige, Plage des maiko dans la province de Harima, 1853

A gauche, Vincent Van Gogh, Oliveraie, juin 1889 - A droite, Utagawa Hiroshige, Plage des maiko dans la province de Harima, 1853

© A gauche, Collection Kröller-Müller Museum, Otterlo, The Netherlands - A droite © Museum Volkenkunde, Leiden/Musée national d’Ethnologie, Leyde

La Pinacothèque de Paris expose parallèlement Vincent Van Gogh et Utagawa Hiroshinge, un des grands maîtres de l’estampe japonaise, pour montrer à quel point le premier a été influencé par l’art japonais (jusqu'au 17 mars)

« Quand Van Gogh est dans le Midi, dans sa tête il est au Japon », affirme Marc Restellini, le directeur de la Pinacothèque.

Le peintre a découvert l’art japonais dans la boutique d’un marchand d’estampes et de gravures japonaises, Siegfried Bing, rue de Provence. Pour Marc Restellini, Van Gogh « va faire du Japon fantasmé un refuge, une réalité rêvée, s’y transporter avec une intensité encore accentuée par ses troubles psychiques ».

Hiroshige, un des plus grands peintres japonais
Les œuvres de Hiroshige, présentées à Paris, transportent le visiteur dans un Japon imaginaire et ancestral, et invitent à la méditation. Elles ont été prêtées par le musée de Leyde (Pays-Bas). Il s’agit, selon Marc Restellini, du « plus grand peintre japonais, considéré comme le Leonard de Vinci du pays du Soleil Levant ».


"La mise en parallèle des deux expositions permet de plonger dans le monde dont s'est inspiré Van Gogh", souligne Marc Restellini. Un monde qui "repose sur la solidité, la composition, la sérénité, le voyage et la paix intérieure", ce qui "donne une nouvelle lecture de Van Gogh, artiste fragile psychologiquement", ajoute-t-il.

Des lettres attestent de l'intérêt de Van Gogh pour le Japon
Il relève entre les deux oeuvres "des ressemblances iconographiques d'une évidence criante et troublante".

"Van Gogh, rêve de Japon", la première exposition consacrée uniquement à l'artiste hollandais depuis longtemps à Paris, réunit de nombreux tableaux et principalement des paysages, prêtés par le musée Kröller-Müller d'Otterio  (Pays-Bas) qui compte l'une des plus importantes collections de Van Gogh au monde.

Outre une quarantaine d'oeuvres du peintre, l'exposition présente de nombreuses lettres destinées notamment à son frère, qui attestent de sa  fascination pour le Japon. "On aime la peinture japonaise, on en a subi  l'influence, tous les impressionnistes ont ça en commun", écrit-il, estimant que l'équivalent du Japon, en France, c'est "le Midi", et que "l'avenir de l'art nouveau est dans le Midi".

« Van Gogh, rêves de Japon » et « Hiroshige, l’art du Voyage », Pinacothèque, 2 rue de Vignon et 28 place de la Madeleine
tous les jours 10h30-18h30, nocturne les mercredi et vendredi jusqu’à 21h14h-18h30 le 25 décembre et le 1er janvier)billet couplé pour les deux expositions : 17 € / 14 €

jusqu’au 17 mars