Un musée viennois lance "Le pire de Klimt"

Par CultureBox (avec AFP) @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 15H16, publié le 20/02/2012 à 19H34
La campagne "Worst of Klimt !" du Musée de Vienne

La campagne "Worst of Klimt !" du Musée de Vienne

© Wien Museum

Un musée viennois invite le public à dénicer les objets les plus "kitsch" ornés des motifs des toiles du peintre Gustav Klimt. Une contribution malicieuse lancée à l'occasion des 150 ans de la naissance de l'artiste.

La course au "pire objet"
La campagne "Worst of Klimt" ("Le pire de Klimt") du musée de la ville de Vienne propose aux internautes de poster sur sa page Facebook des photos des "objets de Klimt les plus horribles ou les plus absurdes".

Des photos déjà postées lundi montrent un gâteau, une voiture, un manteau pour chien, une montre, un service d'assiettes à dessert, des tatouages, une montre, une poupée Barbie, et même... un pansement et un étui de déodorant.

Les meilleurs - ou pires - objets pourront faire partie de la prochaine exposition du Wien Museum consacrée à Klimt, qui doit ouvrir le 16 mai prochain, l'un des nombreux événements prévus en l'honneur du peintre cette année à Vienne.

Les contributeurs des dix objets qui suscitent "le plus de controverse, de discussion ou d'approbation parmi les utilisateurs de Facebook d'ici au 15 mars gagneront une visite guidée exclusive de l'exposition", précise le musée.

Montre Klimt

Montre Klimt

© Wien Museum
Klimt, précurseur de l'expressionnisme allemand
Gustav Klimt (1862-1918) a été au début du XXe siècle l'un des fondateurs, avec son compatriote Egon Schiele (1890-1918), du mouvement viennois du Jugendstil et de celui de la Sécession, précurseur de l'expressionnisme allemand.

Ses travaux ornent les murs et plafonds de nombreuses institutions viennoises, comme le Burgtheater ou le musée des Beaux-Arts (Kunsthistorisches Museum), mais Klimt est surtout connu pour ses tableaux utilisant la couleur dorée.

L'un d'entre eux, le "Portrait d'Adèle Bloch-Bauer I" (1907) a été vendu aux Etats-Unis en 2006 pour 135 millions de dollars (104 millions d'euros), en faisant l'un des tableaux les plus chers du monde.

Ses oeuvres évoquent un âge d'or viennois, lorsque la capitale de l'empire austro-hongrois était un point de rendez-vous pour les artistes et intellectuels les plus influents de l'époque. Elles sont aujourd'hui déclinées sous toutes les formes dans les boutiques de souvenirs de la ville.