"De Warhol à Basquiat" : deux provocateurs au musée de Vence

Par @Culturebox
Mis à jour le 22/02/2016 à 16H52, publié le 22/02/2016 à 16H40
"De Warhol à Basquiat", les chefs d'oeuvre de  la collection Lambert au musée de Vence

"De Warhol à Basquiat", les chefs d'oeuvre de  la collection Lambert au musée de Vence

© Culturebox

Le musée de Vence présente jusqu'au 22 mai 2016, "De Warhol à Basquiat" : une centaine d’œuvres d’artistes, piliers de l’art conceptuel, du pop art ou du mouvement de figuration libre. Des oeuvres issues de la célèbre collection Yvon Lambert.

Le musée de Vence met tout particulièrement à l’honneur deux artistes américains : Andy Warhol et Jean-Michel Basquiat. Deux peintres avant-gardistes, nés à New York, dont la personnalité et le style détonnant ont réveillé l'art contemporain.

Prés de 40 ans de l'histoire du pop art et de la mouvance underground sont revisités au travers de chefs d'oeuvre du célèbre marchand de tableaux, Yvon Lambert. 

Reportage  : Olivier Chartier Delègue et Hugues Nicolas

 

Le Pop art en réponse à la société de consommation des 60's

Chaise électrique, canette de coca-cola, portrait démultiplié de Marylin Monroe, Andy Warhol avait à coeur de critiquer la société américain et son mode de consommation par le biais de ses icônes sexy ou morbides. Ainsi, dans sa série mythique "Electric Chairs", le pape du Pop Art donne des couleurs flashy à la peine de mort. 

Détail de la série "Electric Chair" Andy Warhol

Détail de la série "Electric Chair" Andy Warhol

© France 3 / Culturebox
"Le rapport au Pop Art, c'était vraiment un regard sur la société américaine des années 60 et Warhol avec beaucoup de cynisme voulait montrer que les américains perdaient tout repères de la réalité et qu'une bouteille de Coca-Cola avaient la même valeur qu'une chaise électrique", analyse Eric Mézil. 

La frénésie de Basquiat 

L'exposition du musée de Vence qui offre un panorama d'œuvres puissantes, érotiques, parfois troubles, se lit comme un regard croisé entre les deux maîtres de l'avant garde new yorkaise.

Artiste phare de l'underground, Jean-Michel Basquiat a fait ses armes dans la rue et produit plus 800 tableaux et 1500 dessins avant de décéder d'une overdose à l'âge de 27 ans. Un destin foudroyant pour celui qui a fait entrer l'art de la rue dans les musées. 
Basquiat Vence © France 3 / Culturebox

"Ce jeune garçon a commencé dans le métro en faisant des graffiti avec une frénésie de jeunesse et de fraicheur", raconte le commissaire de l'exposition.

Le regard d'un collectionneur visionnaire

Collectionneur insatiable et passionné de l'avant garde, Yvon Lambert a côtoyé et soutenu les plus grands noms de l'art contemporain avant qu'ils ne soient reconnus. "Aujourd'hui ces artistes valent des millions, mais ils n'étaient pas connus à l'époque. C'est quelqu'un qui avait l'oeil et le regard dans le temps", rappelle Eric Mézil à propos d'Yvon Lambert. 
Dédicale de Jean-Michel Basquiat au collectionneur Yvon Lambert

Dédicale de Jean-Michel Basquiat au collectionneur Yvon Lambert

© France 3 / Culturebox

L'exposition au musée de Vence présente une centaine d'oeuvres parmi lesquelles celles des artistes Adel Abdessemed, Miroslav Balka,Jean-Charles Blais, François-Xavier Courrèges, Louis Jammes, Žilvinas Kempinas, Louise Lawler, Claude Lévêque, Richard Long, Robert Mangold, Jonas Mekas, Jonathan Monk, Rika Noguchi, Giuseppe Penone, Julian Schnabel, Cy Twombly, Salla Tykkä,