Sélectionner votre région

  • area1
  • area2
  • area3
  • area4
  • area5
  • area6
  • area7
  • area8
  • area9
  • area10
  • area11
  • area12
  • area13
  • area14
  • area15
  • area16
  • area17
  • area18
  • area19
  • area20
  • area21
  • area22
  • area23
area1area2area3area4area5area6area7area8area9area10area11area12area13area14area15area16area17area18area19area20area21area22
Live DIRECT. Sébastien Tellier au Stereolux de Nantes
Ce soir, à 20h50

Les hiéroglyphes livrent leurs secrets au musée du Louvre

Publié le 02/05/2013 à 16H38, mis à jour le 05/05/2013 à 11H59
Hiéroglyphes du temple de Karnac à Louxor

Hiéroglyphes du temple de Karnac à Louxor

© WOLFGANG KUNZ / BILDERBERG
Depuis des millénaires, les hiéroglyphes fascinent les hommes et recèlent encore aujourd'hui une grande part de mystère. Gravés dans la pierre et sur les papyrus, ils sont à la fois des éléments essentiels pour la compréhension de l'Egypte ancienne et des oeuvres d'arts à part entière. Le musée du Louvre consacre une exposition à ces "dessins de contour", préservés de l'usure du temps.
Curieusement, aucune exposition n'avait encore été consacrée aux dessins égyptiens. Sans doute parce que ce don des scribes, transmis de génération en génération, était davantage considéré comme le leg d'une époque que comme un véritable champ de l'art. Avec "L'art du contour. Le dessin dans l'Egypte ancienne", le musée du louvre invite le spectateur à se pencher de plus près sur les mystères liés à la conception de ces dessins et dévoile leur histoire. Forme primitive d'écriture qui perdurera pendant 3 millénaires permettant de raconter une histoire à travers des symboles, ils ornent les grands monuments de l'Egypte des pharaons et possèdent une aura quasi intemporelle. 

Reportage de N. Lemarignier, T. Breton, M. Lesouef   



Quand art et histoire s'entrêlent

Les dessinateurs égyptiens se servaient de multiples matériaux pour exprimer leur talent. Papyrus, ostraca, peintures, stèles et bas-reliefs en pierre, mobilier de bois, objets en faïence, terre cuite et cuir ont été autant de supports pour cette abondante production. Beaucoup de hiéroglyphes retrouvés sur des tablettes de pierre n'ont pas de véritable visée artistique mais certains artistes ont cherché à donner à leur oeuvre une valeur ajoutée, dans un idéal du Beau. Ainsi, les hiéroglyphes ont permis d'orner outre des objets d'art décoratif usuels, des objets sacrés à la gloire des pharaons. 

Le portrait ne devait pas être réaliste mais montrer les qualités physiques et le rayonnement de l'homme, si bien que les défauts n'étaient pas montrés, comme le nez fort de Cléopâtre, toujours dessiné de profil. Mais avant tout, les hiéroglyphes ont une vocation : celle de raconter une histoire où se mêlent hommes et Dieux, monde des vivants et monde des morts, mais aussi celle de la vie quotidienne des Egyptiens et son lot de satyres.

Fragment de relief du temple de Mentuhotep II à Deir el Bahari (Metropolitan Museum de New-York)
Fragment de relief du temple de Mentuhotep II à Deir el Bahari (Metropolitan Museum de New-York) © RIEGER BERTRAND / HEMIS.FR


Les mystères perdurent ...

Pendant des siècles, les hiéroglyphes sont restés hermétiques à toute interprétation. Heureusement, les archéologues avaient dans leur rang un certain Champollion, qui, grâce à son génie, a permis au début du XIXe siècle de poser les bases du déchiffrage moderne des hiéroglyphes. Pour autant, il reste de nombreux mystères à éclaircir. Il faut bien le dire : les pharaons, muets comme des tombes, ont l'art et la manière d'entretenir des mythes qui n'ont rien de poussiéreux ...

"L'art du contour. Le dessin dans l'Egypte ancienne"
Jusqu'au 22 juillet au musée du Louvre.
Plus d'infos ici

La rédaction vous recommande

Sculpture Cosse-le-Vivien

Musée Tatin de Cosse-le-Vivien : "la maison des champs" d'un génie bâtisseur

Robert Tatin, artiste protéiforme qui a marqué de son empreinte la seconde moitié du XXe siècle, fait partie de ces artistes essentiels et pourtant assez méconnus du grand public. Installé depuis 1962 à Cossé-le-Vivien, il érigera jusqu'à sa mort en 1983 une oeuvre monumentale, un environnement d'art où se mêlent peintures et sculptures inclassables. Devenu musée, le lieu respire le mystère ...

En savoir plus