Les dessins de prisonniers de guerre au Musée de la Résistance de Limoges

Par @Culturebox
Mis à jour le 28/02/2016 à 11H43, publié le 25/02/2016 à 15H42
Dessins d'un détenu de camp nazi pour "Résister par l'art et la littérature"

Dessins d'un détenu de camp nazi pour "Résister par l'art et la littérature"

© France3/Culturebox

Depuis le 8 janvier et jusqu'au 11 avril 2016, le musée de la Résistance de Limoges accueille l’exposition "Résister par l’art et la littérature" qui propose au grand public de découvrir les dessins de prisonniers de guerre. Au travers de l’art, il s’agit de comprendre la vie des déportés pour qui un simple coup de crayon constitue un acte de bravoure.

Dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation et avec l’aide de l’Office National des Anciens Combattants et les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, le musée de la Résistance de Limoges ouvre ses portes aux croquis des prisonniers. Des esquisses qui en disent long sur ce que leurs auteurs ont enduré.
 

Reportage : Thibaudeau D. / Simonet H. / Ruisseaux P.  

L’art clandestin, traces des épreuves 

Plus que de simples illustrations, les dessins sont aussi des traces sur papier des épreuves qu’ont subies les prisonniers du camp d’internement de Nexon. Des témoignages douloureux et émouvant de la vie difficile de milliers de captifs durant la Seconde Guerre Mondiale.

Acte de résistance

"Résister par l’art et la littérature", c’est aussi redonner de la dignité : "Il y a un dessin qui a été montré. Ce sont des cadavres, c'est affreux. Le dessinateur a fait le choix de les représenter les yeux fermés. C'est le signe d'un artiste qui a vu en eux des hommes et qui a voulu leur rendre l'humanité que les nazis ont voulu leur enlever", explique Marie-France Reboul de l'association Buchenwald Dora.

Pour les collégiens, c’est une occasion de connaître les techniques qu’utilisaient les détenus pour pouvoir dessiner : "J'ai appris beaucoup de choses car je ne pensais pas que la guerre pouvait être représentée de tant de façons différentes. Avec le peu de moyens qu'ils avaient, il était difficile pour eux de s'exprimer", dit l'un d'entre eux.