Feuilleton. Bénédicte G.: L’héritage de la sorcière

Par @desmotsdeminuit
Mis à jour le 13/09/2016 à 15H56, publié le 12/09/2016 à 12H00
Benedicte G. illustration © Hervé Bacquer

Béné et les bobos d'enfants… Quand la bague d'une arrière-grand-mère fait des "miracles"...

Benedicte G. triptyque © Hervé Bacquer

Alors que j’avais 10 ans, j’ai reçu de mon arrière-grand-mère, Marceline, une bague. Sa bague, et plus précisément sa bague de fiançailles. Elle me l’a donnée juste avant son décès en me disant : «tu pourras t’en servir». Ma mère prend la bague et la range. Pour moi, c’était juste une bague pas assez rose…
A 18 ans, ma mère me redonne la bague. Elle me dit que c’est l’héritage de mon arrière-grand-mère. Je redécouvre ce bijou avec étonnement. Elle semble d’une grande valeur mais à ce moment-là, la bague ne me semblait pas assez cool….
Cette bague me suit dans ma vie d’adolescente, de jeune adulte et d’adulte. Toujours dans sa boîte. Les souvenirs de mon arrière-grand-mère sont très diffus. Elle m’adorait et me dorlotait. Je la revois encore tourner autour de sa table en marmonnant des mots que je ne comprenais pas. Je savais, car je l’avais vécu, que Marceline guérissait les brûlures.
Un jour, une de mes filles se plaint car elle a mal à un œil. Je vois poindre un orgelet et de façon instinctive, comme pour guérir un bobo d’enfant avec un bisou, je prends la bague et je lui passe sur l’œil. Dans la journée, l’orgelet disparaît ainsi que la douleur.
Aujourd’hui, je regarde cette bague avec encore beaucoup d’étonnement. Je l’utilise pour mes proches, s’ils ont un bobo quelque part…
Marceline, quelle sorcière étais-tu?


Bénédicte G., Bordeaux - août 2016.

Benedicte G. photo © Hervé Bacquer

 

Benedicte G. autographe

© "Le Laboratoire de Lumière" - 2016

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