Deux écrivains posent une question existentielle: comment redevient-on ce que l'on a pu cesser d'être?

Philippe Lefait
Par @desmotsdeminuit
Mis à jour le 10/04/2016 à 15H58, publié le 24/03/2016 à 18H52

Mal vivre 50 ans dans un corps, être surnommé "Rambo" sur les terrains de guerre avant de devenir enfin celle que l'on est. Un mot pour cet "advenir": le destin. Mathilde Daudet mêle deux voix et deux genres dans le récit qu'elle fait de sa naissance. La fiction de Cyrille Latour pose ce quelque chose de la vie après un long coma, comme l'art peint le retour de Lazare d'entre les morts

Mathilde Daudet

Mathilde Daudet


Mathilde, arrière-petite-fille de l’auteur des Lettres de mon moulin voit le jour en 1950 dans une famille qui ne badine pas avec le séant et le bienséant. Le père (François) est médecin, catholique quasi mystique, fils de Léon Daudet (figure de l’Action française). La mère (Thérèse), ex-infirmière, élève sa troupe de quatre enfants. La vie est dirigée par la puissance paternelle, rythmée par les repas du dimanche et farandole d’"idées assénées sans aucune discussion possible" ."Je n’ai pas envie de l’accabler, assure sa fille. Il a essayé de tout faire pour que ses enfants ne sortent pas du chemin. D’être un vrai guide moral, de nous protéger."

Catherine Mallaval, Libération, 31janvier 2016.

décicace Mathilde Daudet

Cyrille Latour

Cyrille Latour

De Cyrille Latour, son éditeur L'Amourier propose ceci: 

"Dans sa vie professionnelle, Cyrille Latour, né à Paris en 1978, rédige des critiques de cinéma (voir le site Fiches du cinéma, où vous pourrez lire son portrait chinois de cinéphile) et des dossiers de presse pour la télévision. Dans sa vie privée, il écrit.

"De ma formation scientifique – à laquelle a succédé une très brève carrière d’ingénieur –, j’ai au moins retenu une règle géométrique simple : des lignes parallèles ne peuvent se croiser. Critique de cinéma, rédacteur de dossiers de presse pour la télévision, apprenti documentariste, réalisateur occasionnel de bonus DVD, musicien (bassiste pour Tim Chesley et Les Troiziks) : ma vie me fait parfois l’effet d’un empilement de strates qui s’accumulent davantage qu’elles ne se complètent. L’écriture joue là un rôle déterminant, aussi structurant que libérateur. Elle est l’activité, discrète jusqu’à la clandestinité, qui nourrit toutes les autres et s’en nourrit en retour. Elle est la dernière parallèle : celle qui croise toutes les autres."

Dédicace Cyrille Latour



De l’univers visible et invisible est son premier roman.

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