VIDEO. L'EMISSION #519. Karina Bisch et Olivier Norek : une peintre qui "rizhome" et un "flic" vitaminé au 93

Par @Culturebox
Mis à jour le 25/06/2015 à 09H28, publié le 14/05/2015 à 20H04

Pas forcément enchanté le paternel quand le jeune Norek lui a montré sa tenue de gardien de la paix. Tu ne seras pas "flic" mon fils! Si si, plus de 10 ans dans le 93. De quoi invalider la prophétie du père. Cela dit, Il est devenu, à bonnes sources, écrivain. "Toute la forêt", "Tenture "Varvara"", "Black coffee", "Provocative percussion" : Karina Bisch quand elle expose. En formes. Pas que!

Si je titre "une peintre qui rizhome" en évoquant Karina Bisch c'est qu'elle cherche partout une inspiration qui offre désormais une oeuvre singulière. Les couleurs, les formes, les utopies ou les avant-gardes autant que les objets du réel lui sont les occasions de s'inventer des propositions. La géométrie et ses formes restent ses sources de base mais l'agencement et les dialectiques qu'elle en tire dans les galeries ou dans les quartiers défavorisés assurent la qualité de sa signature. Sa dernière exposition avait pour titre "Arlequine". De quoi attirer le promeneur ou le curieux. La sympathie que provoque la personne ajoute à l'envie de la découvrir dans cette conversation avec un policier qui a fait ses classes dans le 93.

Les foulards de Karine Bisch et Olivier Norek publié par Michel Lafon

Les foulards de Karine Bisch et Olivier Norek publié par Michel Lafon

Olivier Norek. Toulousain d'origine, la quarantaine aujourd'hui mais parti jeune de la maison par forcément pour refaire le monde. Quoique ce souci des autres quand ça vous tient! Va pour l'humanitaire avant l'uniforme de gardien de la paix et la police judicaire dans un département dont un poncif veut qu'il soit sensible. Il voit tout et le contraire de tout quand son "besoin d'aider" a plus à voir avec la philosophie d'une police de proximité qu'avec celle du chiffre (en plus ou en moins, on le verra) et de la répression. Fonctionnaire, lieutenant de l'office départemental de PJ, il voit, fait comme il peut et engrange une matière suffisante pour devenir écrivain (NDLR : plutôt doué le garçon, sens du "meccano" littéraire et de l'action, belle plume). Deux livres aujourd'hui. Dans sa déposition, on lit : 5% pour le récit, 95% pour la vérité, celle d'un homme de terrain. On dit "zone de non-droit". Oui, celui également des élus, des financiers, des bâtisseurs de grands projets. Humanité quand tu les tiens! 


Musique dans cette émission avec Dakh Daughters ...

Elles sont ukrainiennes. On leur donnerait le diable et les anges sans formelle concession. Résultat, un mix choc ensorcelant et musicalement impeccable. 

Daksh Daughters © Desmotsdeminuit.fr
Dédicaces de Karina Bisch et Olivier Norek

Dédicaces de Karina Bisch et Olivier Norek

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