"dmdm, L'émission" #501 avec Ghislaine Tormos ("le salaire de la vie") et Anne-Laure Delatte, chercheure en économie.

Philippe Lefait
Par @desmotsdeminuit
Mis à jour le 05/01/2015 à 19H12, publié le 22/05/2014 à 00H00
photo dmdm emission 501

"desmotsdeminuit... L'émission", de retour par la fenêtre Culturebox. Même ADN, même exigence et deux invitées. L'une subit le capital quand l'autre essaie de le penser. Ghislaine Tormos est ouvrière chez PSA et raconte aux Editions Don Quichotte le salaire de la vie. Anne-Laure Delatte est chercheure en économie. Sinon, c'est avec plaisir que nous vous retrouvons de manière régulière...

Ghislaine Tormos est entrée chez PSA en 2002 avec un CDI de «conducteurs de moyens industriels» à l'atelier ferrage avant de devenir monitrice en ligne. Militante syndicale, elle a participé aux actions qui ont suivi l'annonce d'un plan social condamnant des milliers emplois et  restructurant le groupe automobile. La grève a duré de janvier à avril 2013. L'usine d'Aulnay est aujourdh'hui fermée et Ghislaine Tormos travaille désormais à Poissy. 
A la lecture de son livre, un constat : la classe ouvrière existe toujours. Moins spécifique comme catégorie socio-professionnelle. Evidente à l’aune de la considération exclusivement utilitariste de l’autre quand il contribue au capital, à l’accumulation, à la rente ou au « choc de compétitivité ».
Anne-Laure Delatte  est chargée de recherche au CNRS et chercheure associée à l’Observatoire Français des conjonctures économiques. Ses travaux portent sur les marchés financiers et les crises. Elle a séjourné un an en Argentine dans le cadre de sa thèse de doctorat en 2004 puis enseigné 3 ans à Hong Kong. Elle a été auditionnée par le Bundestag sur un projet de régulation financière pendant la crise européenne en 2012. Elle vient de publier «Faut-il abandonner l’euro?» dans la revue Esprit (mars 2014) où elle met en garde sur les conséquences désastreuses d’un retour au franc. Si sa connaissance est pointue et mathématique, son regard est critique et sa parole sans concessions.
Comme l'économiste Thomas Piketty elle estime qu'il "faut donner un parlement à l'euro".

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