MUSIQUE. Jeff Mills, techno au futur

Rémy Roche
Par @desmotsdeminuit
Mis à jour le 28/02/2015 à 22H45, publié le 28/02/2015 à 17H01

Ses nappes entêtantes, enivrantes et enivrées agitent les dance floors du monde de la fête depuis quelques décennies. Ce serait réducteur de l’étiqueter comme un simple DJ, Jeff Mills veut aussi du sens à ses mixes, quitte à quitter les playlists. Quand il était venu chatouiller ses platines sur le plateau de DMDM en 2008, il avait mis en musique l'expo "Le futurisme à Paris" au Centre Pompidou.

Il est né à Détroit, berceau de la techno, il en est un pionnier, un inventeur. Il démarre sa carrière en fréquentant la house puis les torpeurs profondes et mécaniques de l'indus. Producteur, il fonde son label, Axis, et devient un habitué des raves européennes.
Mais sa musique a du sens et de l'envie. En 2000, il propose une nouvelle BO pour le Metropolis de Fritz Lang (le cinéma est sa passion, il a aussi travaillé avec Claire Denis sur Vendredi soir), il va mixer ensuite image et son quand, par exemple, il resonorise Les trois âges de Buster Keaton. Jeff Mills est un œcumeniste de la musique, il avait partagé son tube The bells avec l'orchestre philarmonique de Montpellier.
Son enthousiasme et sa créativité qu'il veut inscrire dans le mouvement futuriste convainquent les institutions: il est invité de l'exposition Le futurisme à Paris au Centre Pompidou en 2008, Le Louvre lui offre aujourd'hui une carte blanche.
Mémoire de Des Mots de Minuit: sa performance sur le plateau des lives.
(Réalisation: Pierre Desfons)

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