VIDEO. "Mot à mot": Olivier Py complète sa déclinaison quotidienne sur desmotsdeminuit de "son" festival

Par @Culturebox
Mis à jour le 20/11/2015 à 17H49, publié le 25/07/2015 à 18H02

68 69 2 24 7 50 30. C’est la bonne combinaison d’Olivier Py, directeur du festival, à l’heure d’un nouveau bilan. Celui de la deuxième édition -la 69ème- dont il a la charge et qui a attiré 156 000 spectateurs. Celui d’un demi-siècle qu’il a célébrée le 24. Dans la quotidienne qu’il a faite pour « desmotsdeminuit », il assure, côté passion et artères que 30 ans de théâtre, c’est « La belle vie »!

Côté avignonnais, on laissera un peu de temps à la décantation quand on aura dit que le public était là en nombre, ce qui fait dire à notre homme, manager soucieux de son audimat mais apparemment intraitable sur la qualité : "Les salles sont pleines à craquer. Qu'est-ce que le théâtre populaire? Rien que ça! Des salles pleines pour des oeuvres exigeantes!"  Et tous azimuts...
D’autres chiffres tombent ou viendront. Celui de la fréquentation (plus de 93% d'occupation), celui du retour sur investissement théâtral au sens large. Il inclut la danse (Preljocaj sombre et Cissé transgressive), la musique (Dorsaf Hamdani rayonnante) ou la lecture (Huppert dans le vent, Platon républicain et gratuit) et assume la singularité des mises en scène (Claudio Tolcachir brouillon, Sergio Boris abscons), la brieveté générale des propositions, la pluralité des formes (Valère Novarina au bout de la nuit, Meunier et la poésie de Babouillec).
A venir encore la perception des critiques dont l’entame ne fut pas tendre. Lear s'est retourné en sa tombe. En colère nocturne, Py est allé jusqu'à dire de l'une d'entre elles qu'elle était «pétainiste». Une chose est sûre. Le Py en question s'est beaucoup exposé -deux spectacles dont un dans la cour- et referait son roi shakespearien à l'identique. Il a depuis longtemps prouvé qu'il aimait la scène qui nourrit la culture, donc la politique toujours sous jacente chez lui dans des sociétés tentées par l’extrême que perdent le «divin marché» et son avatar libéral. 

Olivier Py, aime les mots, c’est une évidence. Ils nourrissent sa vivacité et son humour. Il en a fait ici la démonstration. Desmotsdeminuit l’en remercie.  

Olivier Py. Avignon 2015. © Benjamin Hoffman


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