"Sacre#2", Dominique Brun reconstitue le ballet mythique de Nijinski

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 30/01/2015 à 17H10
"Le Sacre du Printemps" par Dominique Brun au Festival International de la danse contemporaine à Toulouse

"Le Sacre du Printemps" par Dominique Brun au Festival International de la danse contemporaine à Toulouse

© Marc Domage

Le Festival International de danse contemporaine de Toulouse accueille jusqu'au 7 février 2015 les plus grands chorégraphes actuels. Parmi eux, Dominique Lebrun, qui présentait "Sacre # 2" dans la grande salle du TNT, une reconstitution du Sacre du Printemps d'Igor Stravinsky et chef-d'œuvre de Nijinski.

A l'occasion de la 11e édition du Festival, une quinzaine de chorégraphes sont invités à Toulouse pour faire revivre un pan de l’histoire de la danse. Dominique Brun proposait pour sa part une reconstitution de la chorégraphie de Vaslav Nijinski sur la musique d'Igor Stravinsky en 1913. Il existe aujourd'hui des centaines de versions du Sacre. C'est la partition fétiche de la danse depuis plus de 100 ans.

Reportage :  C.Sardain / JL. Pigneux / P. Barguisseau  / E. Leroy 
Mon Sacre par Dominique Brun

La documentation autour de cette oeuvre est rare, il n’existe que quelques photographies et des dessins du ballet de Nijinski. Si la partition de Stravinsky est restée, la chorégraphie, elle, a disparu. Dominique Brun se saisit de cette contradiction pour y puiser une étonnante vitalité créatrice.
Les Danseuses du Sacre du Printemps de Nijinski

Les Danseuses du Sacre du Printemps de Nijinski

© Wikimedia Commons
Elle se plonge dans les rares archives et témoignages qui existent sur le ballet et cherche à élever son sacre. "On ne peut pas prétendre à l'original et à l'authenticité. On peut prétendre un certain désir d'aller vers l'auteur. Ici toutes les archives tournent autour de Nijinski, mais il n'y a rien de lui et on est obligé de réinventer ce qui a été cette danse" confie la chorégraphe. 
Sacre #2 est une reconstitution historique in extenso qui réunit sur le plateau trente danseurs.
"Le sacre du Printemps" Toulouse © Marc Domage
L'histoire d'un Sacre

Il y a, avant tout, cette première houleuse, le 29 mai 1913, au Théâtre des Champs-Elysées, dans le cadre de la huitième saison des Ballets russes de Serge Diaghilev. A l'époque le ballet fait l'effet d'une bombe artistique au point que la pièce ne connut pas plus de huit représentations (dont trois à Londres).
Igor Stravinsky et Vaslav Nijinski

Igor Stravinsky et Vaslav Nijinski

© Wikimedia Commons
Ce ballet sulfureux s'impose donc comme un moment charnière dans l’histoire de la danse moderne et contemporaine. Annie Bozzini, Directrice du Centre Développement Chorégraphie Toulouse rappelle à cet effet "la difficulté qu'à eu le public à rencontrer cette danse. Il l'a rejetée brutalement car Nijinski était à l'époque le représentant du danseur classique par excellence"

De Martha Graham à David Wampach, de Maurice Béjart à Pina Bausch, les chorégraphes ont tous cherché à comprendre la partition de Stravinsky il existe aujourd'hui plus de 200 versions dansées de cette oeuvre mythique.
Festival International de Danse contemporaine à Toulouse jusqu'au 7 février 2015