Opéra Garnier : une pluie d'étoiles dansent en souvenir de Noureev

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 07/03/2013 à 13H24
Rudolf Noureev en 1980

Rudolf Noureev en 1980

© Dominique Faget/AFP

Mercredi soir, rarement la scène de l'Opéra Garnier aura brillé de tels feux : les étoiles et des dizaines de danseurs ont rendu hommage à Rudolf Noureev, disparu il y a vingt ans, après avoir dirigé le Ballet de l'Opéra de Paris pendant six ans.

D'Aurélie Dupont à Nicolas Le Riche, de Dorothée Gilbert à Karl Paquette, tous les grands noms de la prestigieuse institution qui célèbre cette année son tricentenaire se sont succédé pour interpréter des extraits des chorégraphies de Rudolf Noureev.
De 1983 à 1989, Noureev, danseur de légende qui, à l'âge de 23 ans, lors d'une tournée du Kirov à Paris, était passé à l'Ouest, avait remonté dans ses propres versions les grands ballets académiques inspirés des chorégraphies originales de Marius Petipa.

C'est ce répertoire désormais classique, légué en héritage au Ballet national, qu'a choisi de montrer le Palais Garnier, à quelques jours de la date-anniversaire de la naissance du danseur (17 mars 1938), dans la veine spectaculaire et théâtrale qui était la sienne.

Après une projection photographique montrant le danseur à différents moments de son parcours, les enfants de l'Ecole de danse et l'étoile Myriam Ould-Braham ont interprété deux scènes du "Casse-noisette" de Tchaïkovski.

Aurélie Dupont, dans "La Belle au bois dormant" (Tchaïkovski), et Marie-Agnès Gillot, dans "Cendrillon" (Prokofiev), ont reçu les applaudissements nourris d'une salle pleine à craquer.

Mais le pas de deux de "Roméo et Juliette" (Prokofiev), d'une extraordinaire fraîcheur, mené par Nicolas Le Riche et Laëtitia Pujol, comme le poignant "Manfred" de Tchaikovski, dansé par Mathias Heymann ( qui remontait sur scène pour la première fois depuis sa blessure, en 2011 ), ont remporté tous les suffrages.
Rudolf Noureev en 1982

Rudolf Noureev en 1982

© Annie Ringuin/AFP


"Plus qu'un gala, ce sera une cérémonie" avait annoncé Brigitte Lefèvre. Hier soir, la danse et l'âme de Noureev rayonnaient sur la scène du Palais Garnier.