Une fiction dansée qui raconte les liens de la bande dessinée et du corps.
Au printemps 2013, Mathilde Monnier, chorégraphe et directrice du Centre chorégraphique de Montpellier Languedoc-Roussillon, et François Olislaeger publient une bande dessinée, "Danser après tout" (aux éditions Denoël Graphic). Un livre qui retrace le parcours complet de la chorégraphe, à travers la genèse de cinq pièces essentielles de sa carrière.

Dans la continuité d'une collaboration débutée en 2008, la chorégraphe contemporaine Mathilde Monnier et le dessinateur François Olislaeger dévoileront, le 23 juin en direct de Montpellier Danse, une nouvelle création où se mêlent les univers de la bande dessinée et de la danse.

François Olislaeger : "Le projet de collaboration avec Mathilde Monnier, est né de ma fascination pour la danse contemporaine et pour le travail de Mathilde en particulier. Le défi de faire dialoguer ces pratiques a priori différentes que sont la danse et la bande dessinée se trouvait être une source de nouveauté dans ma façon de travailler. Comment les codes de la bande dessinée pourraient s'adapter au mouvement ? Quel est le processus créatif d'une chorégraphe ? Comment les différentes pratiques artistiques se nourrissent, se répondent, s'entendent ?"

Mathilde Monnier : "Ce que le dessin saisit le mieux de la danse c'est d'abord la posture des corps.
Le dessinateur fixe d'emblée comment le corps se tient dans l'espace, comment il tient debout, s'assied, se lève, s'allonge, saute ou tombe. Les dessins de ces silhouettes deviennent des personnages car ils acquièrent progressivement une signature corporelle reconnaissable.
Depuis plusieurs années, je dessine et prépare mes chorégraphies sur des carnets de notes qui sont autant de dessins inachevés, de partitions personnelles qui servent à me projeter, à mémoriser et à écrire la danse. J’imagine cette création à la manière d’un carnet de croquis grandeur nature qui intègre des notes de travail et des partitions à l’œuvre. Cette proximité de travail avec le dessin m’amène à imaginer cette pièce en collaboration avec le dessinateur François Olislaeger.
L'objet de ce spectacle est de faire jouer et danser des amateurs, pour constituer un ensemble de séquences liées à leurs physicalités et leurs personnalités. La succession des situations racontera ce qui lie la bande dessinée au corps, et comment et avec quels outils un dessinateur décrit le monde, ce qui bouge autour de lui, et quel est son regard sur la danse.
À la manière d'un Perec qui "tente d'épuiser un lieu parisien”, à partir des gestes du quotidien et des mouvements des amateurs nous déploierons une histoire de la danse de chacun. En utilisant le principe du carnet de croquis qui évolue en temps réel, il s'agira de créer une narration par association d'idées. Parfois, les dessins précèderont l'action, parfois ils l'accompagneront, d'autres fois, ils magnifieront ce qui se passe sur scène par des clins d'œil à l'histoire et aux codes de la bande dessinée. Bien qu'amateurs, les participants ont une "mémoire de danseur" : dans quelles circonstances, dans quel(s) lieu(x) dansent-ils ou ont-ils dansé ? Nous solliciterons cette mémoire pour rendre sensible des gestes du quotidien dansé, pour mettre en scène et en dessin les émotions du corps mais aussi pour rendre trace du passé et retour sur le présent."

Distribution

  • Date 23 juin 2013
  • Durée 1h
  • Production Calicot
  • Réalisation Denis Caïozzi
  • Metteur en scène Mathilde Monnier François Olislaeger
  • Chorégraphe Mathilde Monnier
  • Dessins François Olislaeger
  • Scénographie, assistante artistique Annie Tolleter
  • Assistante chorégraphe I-Fang Lin
  • Assistants Thibaut Kaiser, Enora Rivière
  • Réalisation sonore Olivier Renouf
  • Direction technique, lumière Thierry Cabrera

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