La danseuse orientale Lamia Safieddine envoûte la Corse

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 09/11/2012 à 17H37
Lilith de Lamia Safieddine

Lilith de Lamia Safieddine

© Tony El Hage

Les rencontres des jeunesses musicales de Méditerranée vont faire vibrer la Corse jusqu'au 13 novembre 2012. L'occasion de découvrir quelque 200 artistes du bassin méditerranéen. La danseuse et chorégraphe libanaise Lamia Safieddine a envoûté le public de l'Espace Diamant d'Ajaccio avant de se produire au théâtre de Bastia.

C'est un évènement qui fait vibrer la Corse au rythme de la culture méditerranéenne depuis plus de 12 ans. Un moment de symbiose qui va au-delà du seul thème artistique. Cette année encore plus de 200 artistes venue d'Algérie, d'Espagne, du Liban, de Tunisie, d'Italie et bien évidemment de Corse, se croisent sur scène pour offir au public la Méditerranée dans toute sa diversité. La danseuse libanaise Lamia Safieddine a apporté un peu de Liban sur l'Ile-de-Beauté. 

La danse orientale selon Lamia Safiedinne : 

Née il y a des millénaires probablement du mouvement pelvien destiné à célébrer les rites de la fertilité, la danse orientale a fait des emprunts à différents civilisations et n'a cessé d'évoluer à travers les âges. Pourtant, elle est restée la danse arabe par excellence. Elle est d'ailleurs indissociable de la musique arabe, elle-même mélange d'influence diverses (indienne, perse, turque). 

La danse orientale se présente comme une pleine et libre manifestation de la féminité. C'est peut-être pour cela qu'elle est l'objet de fantasme masculin. Qui n'a pas vu le regard d'un homme s'illuminer à la simple évocation de cette danse.  Pourtant, Lamia Safiedinne aime préciser que l'homme n'est pas exclu de cette danse et n'est pas réduit au rôle de spectateur.

Si elle a traversé les âges c'est parce qu'elle est l'une des danses les plus ouvertes aux innovations. Elle permet donc aujourd'hui à Lamia Safiedine d'exprimer tout son potentiel chorégraphique dans ce qu'elle appelle la danse arabe contemporaine. Une version moderne de l'Orient qu'elle fait découvrir avec sa compagnie. 

Et cela lui va bien. L’interculturalité de cette  danseuse, née  en  Guinée, élevée au Maroc, au Liban, en Côte d’Ivoire, installée au Brésil avant d’atterrir à Paris, ne fait pas de
doute.  Elle conjugue avec sensualité l’Orient et l’Occident dans sa  gestuelle et ses chorégraphies et revendique avec fierté ses sources d’inspiration.