Suresnes Cités Danse : de découvertes en surprises jusqu'à la clôture

Par @sophiejouve1 Rédactrice en chef adjointe de Culturebox, responsable de la rubrique Théâtre-Danse
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/02/2015 à 12H27
   "Pixel" de Mourad Merzouki

   "Pixel" de Mourad Merzouki

© Capture d'écran/France 3

Presque un mois déjà que le Festival situé sur les hauteurs de Suresnes, nous propose de traverser l'hiver en aiguisant notre curiosité et notre appétit de découvertes au contact des danseurs hip-hop.

Vendredi nous nous sommes laissés embarqués par la fureur de vivre de l'américain Joe Orrach, ancien boxeur devenu Tap dancer, dans la lignée du regretté Gregory Hines (partenaire de Mikhail Baryshnikov dans "Soleil de nuit"). 
"STReeT/FeaT" de Joe Orrach

"STReeT/FeaT" de Joe Orrach

© Pierre Milville
Orrach et ses deux acolytes  (Andrew Nemr et Elizabeth Burke) se défient, s'affrontent ou se séduisent, en duo ou en trio. Les claquements de pieds, astucieusement sonorisés, tiennent la vedette. Instruments de percussion à part entière, ils accompagnent la très belle partition du jazzman Matthew Clark qui la joue lui-même sur scène avec deux autres musiciens (guitare basse et batterie).

Claquette, corde à sauter, frappe de punching balls, dans ce monde sous tension tout fait musique.

Et (hip) hop nous voilà dimanche, assistant à la première du très attendu "Pixel" de Mourad Merzouki : spectaculaire ! Il faut bien l'avouer on n'avait jamais vu utilisation si parfaite de l'art numérique.
Les créations numériques d'Adrien Mondot et Claire Bardainne

Les créations numériques d'Adrien Mondot et Claire Bardainne

© Dan Aucante
Absolument bluffante la poésie des images d'Adrien Mondot et Claire Bardainne et leur parfaite interaction avec les danseurs. Un petit bémol sur la musique d'Armand Amar, trop "jolie" et trop lyrique, quand des choix musicaux plus en rupture, plus radicaux auraient donnés encore plus de force à ce qui nous est donné à voir. On ne serait pas étonné de voir "Pixel", un jour qui sait, à Broadway. 
Avant de refermer Suresnes 2015, un petit mot encore en forme de coup de chapeau, aux programmes Cités danse connexions qui permettent d'offrir un tremplin à de jeunes chorégraphes. Les deux derniers ont proposé des affiches très convaincantes. Jann Gallois et son exploration des maladies mentales ("Diagnostic F20.9"), suivi du très chaleureux Hervé Koubi qui nous a entrainé en Algérie, le pays de ses parents découvert sur le tard, avec une émotion contagieuse, proche de la transe ("Ce que le jour doit à la nuit").  
     "Ce que le jour doit à la nuit" de Hervé Koubi

     "Ce que le jour doit à la nuit" de Hervé Koubi

© Dan Aucante
Et puis il y a eu le magnifique programme alliant Babacar Cissé et Guillaume Legras pour leur création "Wolfs", Sandrine Lescourant avec "Mufasa" et Sonia Duchesne et son "1m76". Trois chorégraphies pour nous parler de vulnérabilité et d'amour devant un public enthousiaste, au point que pour certains, il s'agissait des plus belles créations qu'ils avaient vues depuis longtemps.
 
Sonia Duchesne et son "1m76"

Sonia Duchesne et son "1m76"

© Dan Aucante
Pixel de Mourad Merzouki au festival Suresnes Cités Danse
Réservation : 01 46 97 98 10
Samedi 7 février 21h
Dimanche 8 février 17h
Lundi 9 février 21h
Mardi 10 février 21h