Le Soweto's Finest emballe le festival hip-hop de Suresnes

Par @sophiejouve1 Rédactrice en chef adjointe de Culturebox, responsable de la rubrique Théâtre-Danse
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 27/01/2014 à 13H12
Les Soweto Kids

Les Soweto Kids

© Dan Aucante

Les kids de Soweto (Le Soweto's Finest) sont à Suresnes, et ça décoiffe. Ces 5 merveilleux danseurs, nous proposent avec "Ishbuja", une danse qui ne ressemble à aucune autre, interprétée avec un appétit de vivre contagieux. Nous avons assistés au coup de foudre du public de Suresnes et nous sommes heureux de vous proposer ce spectacle live sur Culturebox à partir du 31 janvier.

Leur danse appelée « Shbuja » signifie l’élégance, la classe. Tout leur corps est engagé comme si leur vie en dépendait : les jambes, les bras les épaules, la tête, la nuque. Ils cris, ils parlent, leurs visages sont très expressifs, grimaçants. Ils s’inspirent aussi bien des danses urbaines, que des danses de protestation ou des danses traditionnelles africaines (zoulou, tsonja, tswana). Ils sont croyants et disent se sentir investis d’une mission.
 
On les voit ainsi se réapproprier avec un humour ravageur la danse populaire et festive Pata Pata, sur la fameuse chanson de Miriam Makeba, la grande chanteuse sud africaine était le symbole musicale de la lutte anti-apartheid. L’instant d’après, avec une danse envoûtante, presque chamanique, ils rendent hommage à Nelson Mandela, leur guide, leur protecteur.
 
« On danse pour célébrer la liberté, on danse pour remercier »
« On danse pour célébrer la liberté, on danse pour remercier », explique avec un sourire ravageur leur chef de file et chorégraphe, Thomas Gumede, 26 ans. « Au début lorsque je dansais avec toutes ces expressions de visages, les gens pensaient que j’étais fou ! Pour moi qui ai perdu mon père en 2008 et ma mère l’année suivante, cette danse est une raison de vivre».    
BA du Spectacle de Mamela Nyamza et les Soweto Kids, en novembre 2013
C’est Thomas qui a formé ses camarades, tous originaires d’un quartier de Soweto, qui reste le plus grand bidonville d’Afrique du sud et qui fut l’un des bastion de la résistance à l’époque « du pouvoir blanc ». Ces jeunes garçons (entre 18 et 26 ans) répètent dans la rue et vivent de leur danse en donnant des shows commerciaux. C’est pour eux une question de survie, aussi bien sociale qu’artistique.
 
Voilà pourquoi il fallait que les Soweto kids soient à Suresnes et bientôt à la Biennale de Lyon. On espère n’avoir pas fini, d’entendre parler d’eux.
 

Evénement : retrouvrez "Shbuja" des Soweto Kids live sur Culturebox à partir du 31 janvier 2014
 

Rencontres hip hop à Suresnes Cités Danse
"Ishbuja"  par Le Soweto's Finest
"Apache" de Hamid Ben Mahi

 
Vendredi 24 janvier à 21h
Samedi 25 janvier à 21h
Dimanche 26 janvier à 17h
Mardi 28 janvier à 21h Durée 1h30 sans entracte

Réservation : 01 46 97 98 10