Le "Combat" de deux chorégraphes nancéiennes contre le diktat de l’apparence

Par @Culturebox
Mis à jour le 29/12/2016 à 00H04, publié le 27/12/2016 à 15H38
Combat dénonce le mal que l'on peut se faire au nom des apparences.

Combat dénonce le mal que l'on peut se faire au nom des apparences.

© France 3 / Culturebox

Etre ou paraître : telle est la question posée par Lucile Guin et Aurore Gruel. Dans "Combat", les deux danseuses et chorégraphes de la compagnie nancéienne Ormone tendent un miroir à notre société. Une société dans laquelle l’apparence est centrale. Après une représentation remarquée au théâtre du Saulcy à Metz, le spectacle sera en tournée en 2017.

Reportage : E. Laperdrix / Y. Kreidl / J. Nidercorn
Sur scène, une femme impeccablement maquillée et coiffée s’admire. Une autre, le corps tendu par l’effort, tente de préserver sa silhouette contre les outrages du temps. Ces rituels, nous les connaissons bien. Se maquiller, s’habiller, rester mince pour suivre les codes imposés par la société, nous l’avons tou(te)s fait. Parfois au détriment de notre bien-être. C’est ce paradoxe qui confine parfois à la schizophrénie qu’ont voulu exprimer Lucile Guin et Aurore Gruel (Compagnie Ormone).
Lucile Guin, l'une des danseuses et chorégraphes de "Combat".

Lucile Guin, l'une des danseuses et chorégraphes de "Combat".

© France 3 / Culturebox
A travers une chorégraphie intense et sensible, les deux interprètes du duo LA (Lucile et Aurore) ont décortiqué cette quête du bonheur à travers l’apparence.
"Nous voulions montrer le moment où tout bascule", explique Aurore Gruel,  "où l’apparence devient le centre de tout et où l’on finit par passer à côté de l’essentiel".
Etre jugé selon l’apparence, c’est un thème qui fascine autant qu’il révolte Lucile Guin. Adolescente, la jeune femme est rentrée en France après avoir vécu en Afrique d’abord au Kenya puis en Ethiopie. C’est alors qu’elle a été confrontée au regard des autres. Au diktat de la mode et du paraître. "Je me suis sentie en décalage, exclue".

Un spectacle qui devrait parler à beaucoup de femmes. Aux hommes aussi d’ailleurs, car vous aussi messieurs, pouvez être parfois, victimes de la mode !