Danse : le voyage initiatique de Max Diakok

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/02/2013 à 17H10
"Pawòl a kò pawòl a ka" créé par Max Diakok et la compagnie Boukoussou 

"Pawòl a kò pawòl a ka" créé par Max Diakok et la compagnie Boukoussou 

© Gilles Spinelli

« Pawòl a kò pawòl a ka » (« Paroles du corps, paroles du tambour ka »). Le danseur et chorégraphe Max Diakok et la compagnie Boukoussou poursuivent leur voyage initiatique aux confins des mémoires créoles, dans un périple qui les conduira de Montreuil à la Guadeloupe.

Histoire, mémoire, résilience et imaginaire balisent l’itinéraire artistique de Max Diakok. Depuis une vingtaine d’années, ce danseur et chorégraphe guadeloupéen n’a de cesse d’explorer la culture caribéenne, et de lui (re)donner vie par la danse dans un contexte contemporain et majoritairement urbain.
 
Son spectacle « Pawòl a kò pawòl a ka », pour un danseur et deux percussionnistes (« tanbouyés » en langue créole, qui jouent du tambour traditionnel « ka »), est composée de deux chorégraphies en solo. Ces dernières sont directement inspirées des rituels « léwòz » et de « swaré léwòz » (soirées léwòz) de Guadeloupe durant lesquels on improvise des chants et des danses du Gwoka (rythmique héritée de la période esclavagiste).
 « Depuis mes débuts dans la composition chorégraphique, en 1995, je n’ai eu de cesse d’interroger les danses ancestrales de Guadeloupe pour y débusquer, au-delà de leur organisation formelle et de leurs codes, une parole essentielle susceptible de nourrir ma démarche créative. J’y voyais par la même occasion tout l’enjeu esthétique d’un langage gestuel nouveau » explique Max Diakok.
 
« La plupart de mes créations ont été conçues comme des quêtes initiatiques conduisant les interprètes, de déséquilibres en contraintes diverses, à accéder à une force contagieuse ou dérangeante. L’idée de mémoire corporelle y occupe également une place importante ».
 
« Pawòl a kò pawòl a ka » est un formidable voyage dans la puissance imaginaire de la culture du Gwoka, un « marronnage esthétique », comme le souligne le chorégraphe. Dans l’envoûtement des tambours, on reste aussi fasciné par la performance scénique de Max Diakok, sa maîtrise corporelle et son énergie communicative. 

Agenda  
 
Mercredi 13 à 20h30 et jeudi 14 février à 19h30 (séquence de 20 mn)
Dans le cadre du Festival « A pas de corps », théâtre de la Girandole, Montreuil (93)
Samedi 23 février à 20h
CMAC, Fort-de-France, Martinique
Mercredi 27, jeudi 28 février et vendredi 1 mars à 19h
Artchipel, Scène nationale, Basse-Terre, Guadeloupe
Lundi 4 mars (horaires : renseignement au centre)
Centre culturel Sonis, Les Abymes, Guadeloupe
Mardi 5 mars à 20h
Centre Robert Loyson, Le Moule, Guadeloupe
Mercredi 6 mars à 14h30
Etablissement pénitentiaire, Baie Mahault, Guadeloupe
Vendredi 8 mars à 9h30 (scolaires) et 20h
Site de Beauport, Port Louis, Guadeloupe
Samedi 9 mars à 20h
Salle Beauperthuy, Sainte-Rose, Guadeloupe  
Samedi 6 et vendredi 12 avril à 20h45
Festival Djilli (danse contemporaine), Théâtre de la Reine Blanche, Paris