La chorégraphe, découverte à Lyon en 2010, fait du corps l'objet central de ses créations

Faire mouvement sans faire chorégraphie ou presque. C’est le programme bâti au fil des pièces par Nacera Belaza, qui préfère le corps à toute idée de scénographie.

Du Cri (2008), réveil en règle de lointaines forces rituelles, au Trait (2012), progression continue d’un point à un autre, le mouvement chez la chorégraphe franco-algérienne n’entend rien ajouter au monde. Tout est là, à condition de s’en souvenir et d’alléger son corps de tout équipement culturel. C’est que quand Nacera Belaza cherche, elle cherche vertical, comme on creuse un puits au fond de soi. À Lyon, sa création s’appuie sur l’image de trajectoires, de chemins aériens. Comme une déposition des corps pour mieux révéler l’espace et rappeler ce qui anime la chorégraphe : danser pour être libre. C’est-à-dire pour plus grand que soi. 

Distribution

  • Date 15 septembre 2014
  • Durée 1h
  • Production 24 Images
  • Réalisation Jean Marc Birraux
  • Auteur, metteur en scène et chorégraphe Nacera Belaza