Très sollicitée en Europe, la chorégraphe italienne présente à Lyon sa dernière création

Soit un groupe, qui s’organise tant bien que mal, avec ses règles, ses folies et son possible assemblage graduel d'indices, façon puzzle. Entre terrain de jeu et dynamiques de relation, ainsi se suivent et se structurent les pièces d’Ambra Senatore depuis la fin des années 2000.

Au programme : actions, courts-circuits, trompe-l’oeil et petites danses intempestives, on s'amuse avec la chorégraphe turinoise. Mais pas que. Dessous, dessus et parfois même en coulisses, une petite couche piquante, comme un poison euphorisant. Dans A posto(2011), c’est un déjeuner sur l’herbe au féminin qui tournait au vinaigre. Pour cette fois, le groupe s’est étoffé et se donne encore plus aux dynamiques dansées, mais continue de creuser le sillon du petit quotidien. Bien net, bien tranchant, le sillon. Ironie dans une main, doctorat d’histoire de la danse contemporaine dans l’autre, Ambra Senatore opte pour le montage et l’effet cinématographique. Jusque dans les corps, assignés à l’ellipse, à la répétition, au ralenti, au suspense, voire à l’erreur de bobines. Ou comment cette héritière dissipée de Pina Bausch défonce en toute élégance de nouvelles portes entre danse et théâtre.

Distribution

  • Date 27 septembre 2014
  • Durée 1h 15min
  • Production 24 Images
  • Réalisation Luc Riolon
  • Auteur, metteur en scène et chorégraphe Ambra Senatore
  • Compositeur Igor Scavolino