Charles Jude offre une "Belle au Bois dormant" féérique à l'Opéra de Bordeaux

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 26/12/2012 à 12H27
La Belle et la Fée Carabosse

La Belle et la Fée Carabosse

© Sigrid Colomyès

« La Belle au bois dormant » version Charles Jude, c’est LE spectacle rêvé pour les fêtes de fin d’année avec ce qu’il faut de féerie et de magie. Le chorégraphe a revisité le célèbre ballet créé par Marius Petipa en 1890. Il en a gardé la rigueur tout en y insufflant davantage de fantaisie. De quoi ravir petits et grands jusqu’au 31 décembre au Grand Théâtre de l’Opéra de Bordeaux.

"La Belle au bois dormant" de Charles Jude (jusqu'au 31 décembre 2012)
Reportage France 3 : M. Demguilhem, D. Bonnet, G. Cuadrat, S. Paulin
Cela faisait dix ans que ce grand ballet classique n’avait pas été dansé à Bordeaux. Il faut dire que « La Belle au bois dormant » s’apparente à une superproduction. Inspiré du conte de Charles Perrault, ce ballet, chorégraphié en 1890 par Marius Petipa sur une musique de Piotr Tchaïkovski (1840-1893), dure près de trois heures.

C’est un spectacle exigeant qui nécessite plusieurs solistes et une rotation du Ballet de l’Opéra de Bordeaux avec 60 danseurs sur scène chaque soir !
Une "Belle au bois dormant" qui mobilisent tous les danseurs du Ballet de l'Opéra de Bordeaux 

Une "Belle au bois dormant" qui mobilisent tous les danseurs du Ballet de l'Opéra de Bordeaux 

© Anthony Rojo
Côté contenu, Charles Jude a apporté sa touche personnelle, ne gardant que le cœur de la chorégraphie originelle. Cela se traduit par un prologue rallongé, qui laisse plus de place au personnage de la Fée Carabosse ; un premier acte davantage chorégraphié quand celui de Petipa était surtout rempli de courses et de parcours, pas très intéressant visuellement.

Charles Jude a complètement revisité le deuxième acte, donnant une vraie place aux garçons et au Prince. Et dans le troisième, il multiplie les clins d’œil aux chats de Perrault et au Petit Chaperon rouge. Une fantaisie voulue par le chorégraphe qui a voulu s’adresser aux plus jeunes : « J’ai conservé du très technique pour leur montrer la rigueur de la danse classique », explique t-il, « mais ajouté de la fantaisie pour que tout le monde y trouve son compte. » Aucun cas de somnolence ne devrait donc être signalé pour cette « Belle au bois dormant » version 2012.

"La Belle au bois dormant" d'après Marius Petipa sur une musique de Piotr Iliytch Tchaïkovski Chorégraphie et mise en scène Charles Jude
Direction musicale Nathan Fifield
Jusqu'au 31 décembre au Grand-Théâtre de l'Opéra de Bordeaux