La Biennale de la Danse 2012 lève le voile

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 11/04/2012 à 16H38
"Octopus" de Philippe Decouflé.

"Octopus" de Philippe Decouflé.

© Julian Stratenschulte / DPA / AFP

Angelin Preljocaj, Philippe Decouflé et Mourad Merzouki sont les têtes d'affiche de la prochaine Biennale de la Danse de Lyon, qui réunira du 13 au 30 septembre 35 pièces chorégraphiques dont 15 en première mondiale.

L'Asie et la littérature seront les thématiques centrales de cette quinzième édition, placée pour la première fois sous la direction artistique de Dominique Hervieu. Venue du Théâtre national de Chaillot, celle qui a succédé l'an dernier à Guy Darmet privilégiera "le soutien des artistes dans la dernière ligne droite" et la participation accrue du public, qui sera invité à découvrir les coulisses des créations. 

Confrontée au désengagement financier du Conseil général, la Biennale sera "resserrée sur trois semaines" et comptera 22 pièces de moins qu'en 2010, mais elle accueillera huit compagnies en résidence dans plusieurs institutions lyonnaises, une première voulue par Dominique Hervieu.

"Panorama" de Philippe Decouflé, en répétition

L'Asie et la litterature à l'honneur
Le maître du butô Ushio Amagatsu ouvrira le festival le 13 septembre à l'Opéra de Lyon, avec sa nouvelle pièce hantée par la catastrophe de Fukushima, qui "renforce son intention de toucher aux émotions les plus fondamentales, comme le chagrin", selon Dominique Hervieu.

L'Asie, premier fil rouge du festival, sera aussi représentée par 50 danseurs et musiciens de Bali, par une série d'"autoportraits" de la surdouée japonaise Kaori Ito, et par trois ambassadeurs du hip hop nippon, dont l'inspiration court de Cab Calloway à l'esthétique manga.

"On voulait aussi montrer ces performances virtuoses, qui constituent un réservoir de gestes pour les auteurs comme Mourad Merzouki", dont la dernièrepièce créée à Taïwan avec un créateur de mode taïwanais occupera 16 représentations à la Maison de la Danse, souligne le directeur adjoint à la programmation, Laurent Goumarre.

Angelin Preljocaj explorera de son côté les liens entre danse et littérature, en s'emparant d'un livre de Laurent Mauvignier inspiré d'un fait divers. Un travail sur le texte partagé par Thierry Thieû Niang, qui a adapté avec Patrice Chéreau "Le Sacre du Printemps" par des amateurs de plus de 60 ans.

Une publicité pour "Yo Gee Ti", le spectacle de Mourad Marzouki à Taïwan
Les autres curiosités au programme
Le metteur en scène David Bobee, le duo burlesque Defoort-Goerger et le magicien Raphaël Navarro illustreront la "diversité des esthétiques" déjà cultivée par Guy Darmet, ouvrant la danse au théâtre, au cirque, à la pantomime et même à l'architecture, avec la "déambulation" de Julie Desprairies.

Prometteurs également, un "Lac des cygnes" dynamité par la Sud-Africaine Dada Massilo, la "Confidence des oiseaux" de Luc Petton, dont les danseurs cohabitent avec des pies et des étourneaux, et le "Panomara" de Philippe Decouflé, florilège conçu pour ses 50 ans par cet amoureux de l'expérimentation.

"La confidence des oiseaux" de Luc Petton