Benjamin Millepied fait danser Le Louvre

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 25/11/2016 à 15H04
Auguste et Louis Lumière Film Lumière n° 765,1 - Danse serpentine © © Institut Lumière

Pour sa deuxième saison, la Petite Galerie du Louvre, espace dédié à l’éducation artistique et culturelle, propose de s’initier à la représentation du "Corps en mouvement". La danse est donc logiquement conviée à cette exposition, avec la participation du chorégraphe Benjamin Millepied.

Avec 70 œuvres de l’Antiquité au début du 20e siècle (prêtées notamment par le musée Rodin, le musée d’Orsay et le Centre Pompidou), cette nouvelle exposition explore le défi que la représentation du mouvement a posé aux artistes et les réponses qu’ils y ont apportées.

Marcher, courir, suspendre son élan, mais aussi exprimer les "mouvements de l’âme" comme l’effroi : quelles conventions régissent la représentation des gestes et des attitudes ?
 
Faunesse dansant, Paris, musée du Louvre

Faunesse dansant, Paris, musée du Louvre

© © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Stéphane Maréchalle

Si les œuvres d’art sont, par nature, figées, les artistes ont toutefois cherché à décomposer le mouvement avant même l’apparition de la chronophotographie, qui ouvrit de nouvelles perspectives aux artistes à la fin du 19e siècle.

Cherchant à saisir le mouvement, les artistes des Avant-gardes, comme Degas et Rodin, se sont alors intéressés au monde de la danse.
Auguste Rodin, Mouvement de danse F, 1911. Paris, musée d’Orsay, dépôt du musée Rodin

Auguste Rodin, Mouvement de danse F, 1911. Paris, musée d’Orsay, dépôt du musée Rodin

© © Musée Rodin / Pauline Hisbacq

Autour de 1900, celle-ci connaît une véritable révolution, annonciatrice de la danse moderne : puisant aux sources de l’Antiquité, des danseurs tels que Loïe Fuller et Nijinski proposent une nouvelle gestuelle en rupture avec le ballet classique. Arts chorégraphiques et arts visuels tissent alors des liens étroits. 
 
Adolf de Meyer, Nijinski et une danseuse, 1914. Paris, musée d’Orsay

Adolf de Meyer, Nijinski et une danseuse, 1914. Paris, musée d’Orsay

© RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Droits réservés

Comme pour de nombreux chorégraphes, le Louvre est source d’inspiration pour Millepied qui a fait sa sélection parmi les chefs-d’œuvre du musée. Les oeuvres de Degas, Carpeaux ou Rodin cotoient les vases et statuettes antiques qui ont inspiré notamment à Nijinski l’Après-midi d’un faune. Parmi les pièces fétiches de Millepied : la Noce de village de Rubens, une danse à lui tout seul. 
 
Pierre Paul Rubens, La Kermesse ou Noce de village, 1635-1638. Paris, Louvre

Pierre Paul Rubens, La Kermesse ou Noce de village, 1635-1638. Paris, Louvre

© RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Franck Raux