Ballets de Monte-Carlo : déjà 30 ans qu'ils mènent la danse !

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/03/2016 à 17H18
Répétition pour le Ballet de Monte-Carlo au London Coliseum le 8 avril 2014

Répétition pour le Ballet de Monte-Carlo au London Coliseum le 8 avril 2014

© London News Pictures/MAXPPP

Les Ballets de Monte-Carlo fêtent leur trentième anniversaire. Créés en 1985 sous la tutelle de la Princesse Caroline de Monaco, ils sont devenus une compagnie professionnelle qui fait rayonner le petit territoire dans le monde entier. Coup de projecteur sur une école de renom que nous suivrons toute la semaine.

1909 marque le début d’une forte implantation de l’art chorégraphique à Monaco. Serge de Diaghilev (organisateur de spectacles, critique d’art, protecteur des artistes, impresario de ballet) présente pour la première fois ses Ballets Russes à Paris. Ils s’établissent à Monte-Carlo qui devient leur atelier officiel de création. À sa mort en 1929, la compagnie est dissoute. Plusieurs chorégraphes essaieront de la faire renaître sous divers noms, mais elle finira par disparaître définitivement en 1951.

Une série réalisée par : C. Chaillan / Y. Fournigault / A. Taba / P. Hubert / M. Belleville

Episode 1 

La conservatrice des chaussons et responsable des auditions, Kathy Plaistowe, nous parle de l’arrivée du chorégraphe Jean-Christophe Maillot à la tête de cette prestigieuse maison en 1992. Il crée pour elle plus de trente ballets dont plusieurs entreront au répertoire de grandes compagnies internationales. Celui qui a notamment amené le célèbre "Casse-Noisette" au sein du milieu circassien, a permis aux ballets traditionnels d’élargir ses horizons. De même, Jean-Christophe Maillot enrichit également le répertoire de la compagnie en invitant des chorégraphes majeurs et débutants dans le but de les faire travailler avec ses danseurs. Grâce aux scénographies plus modernes, les ballets sont devenus de vrais terrains de jeu pour les costumiers, et plus particulièrement pour Jean-Michel Lainé, directeur du département.
 


Episode 2

Au firmament de son art, Bernice Coppieters, la danseuse étoile des Ballets de Monte-carlo a quitté ses chaussons en 2015, mais pas complètement. Même si elle a mis fin à sa carrière de danseuse à 43 ans, celle qui est arrivée  sous la direction de Jean-Christophe Maillot en 1991 est restée fidèle à sa passion. Le poste de Maître de Ballet qu'elle occupe, depuis qu'elle a tiré sa révérence, lui permet de "travailler avec le corps des autres danseurs (...) de les sculpter". Celle qui a interprété tous les grands rôles du répertoire des Ballets de Monte-Carlo met aujourd'hui son exigence et son perfectionnisme au service des autres danseurs.  

"Moi je pense que c'est effectivement une extra-terrestre, il n'y a pas un chorégraphe qui soit passé ici et qui n'ait pas été fasciné par cette danseuse"

Jean-Christophe Maillot
Chorégraphe-Directeur des Ballets de Monte-Carlo


Episode 3 

Avec persévérance, acharnement et concentration, les jeunes élèves de l’Académie Princesse Grace cherchent constamment à repousser les limites de leurs corps dans le but de devenir les prochaines étoiles de la scène internationale. Choisis parmi 7 000 danseurs, seulement cinquante d’entre eux auront le privilège d’apprendre aux côtés des professeurs les plus talentueux : "On essaie de faire en sorte que ce ne soit pas juste un enseignement de pas chorégraphiés. Il faut qu’ils apprennent à avoir une vision de leur vie et d’eux-mêmes", explique le directeur artistique Luca Masala. Les jeunes danseurs de l’Académie Princesse Grace travaillent dur dans l’espoir de pouvoir intégrer des compagnies dès la sortie de l’école. Un rêve devenu réalité pour Katrin Shrader, qui intégre très bientôt, le ballet de Jean-Christophe Maillot. 
 


Episode 4 
Entre "Roméo et Juliette", "Faust" et "La Belle", Jean-Christophe Maillot a réussi à se construire une réputation et un nom en revisitant les ballets classiques traditionnels pour y ajouter une touche de contemporain. Entre Cuba et New-York, la compagnie monégasque ne cesse de s’exporter : "C’est un passage obligé pour acquérir une certaine forme de reconnaissance. Les grandes villes ont l’habitude de voir beaucoup de propositions. Se confronter à ce genre de public est une expérience très intéressante pour nous", explique le directeur. Pour la relève, les Ballets de Monte-Carlo peuvent compter sur des chorégraphes comme Jeroen Verbruggen, ancien danseur prodige de la maison : "Dans cette compagnie, on est jamais enfermés dans une petite boîte", confie-t-il. Pour les adeptes de cinéma, les spectacles s’invitent aussi sur les grands écrans des salles obscures. Une aventure plus visuelle qui ouvre de nouveaux horizons à la danse.