Aulnay-sous-Bois : 15 ans de hip-hop au festival H2O

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 05/12/2011 à 09H56
L'affiche du festival hip-hop festival H20

L'affiche du festival hip-hop festival H20

© H20

Farid Kerbi et Mourad Merzouki, qui ont permis au hip-hop de s’imposer à un large public, se produiront aux côtés de chorégraphes émergents du 6 au 11 décembre à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), à l'occasion du festival "H2o", qui fête ses 15 ans.

Onze spectacles sont au programme au centre de danse Galion, où ils mêleront leur discipline à d'autres arts.

Ainsi, Mourad Merzouki, directeur du centre chorégraphique national de Créteil, marie danse hip-hop et arts du combat, avec sa compagnie Käfig dans "Boxe Boxe."La boxe, c'est déjà de la danse. C'est ce qui m'a frappé lorsque adolescent, j'ai découvert le hip-hop après de nombreuses années de pratique des arts martiaux", avance le chorégraphe.

Le chorégraphe Mourad Merzouki s'échauffe avant une représentation de "Boxe, boxe"

Le chorégraphe Mourad Merzouki s'échauffe avant une représentation de "Boxe, boxe"

© AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Dans un autre registre, Farid Berki et sa compagnie Melting Spot se réfèrent à la plastique des tableaux de Kandinsky, qu’affectionne le chorégraphe, avec"Vaduz 2036", dont le titre renvoie aux intitulés des tableaux de l’initiateur de la peinture abstraite en 1910. Prônant un style épuré, il développe un mouvement minimaliste sur des accords de musiques électroniques accompagnées de vidéo.

La chorégraphe Valentine Nagata-Ramos, championne du monde de breakdance en duo en 2007, mêle butô, danse hip-hop et origami (l'art japonais du pliage). Elle replonge ainsi dans ses origines et se réfère à une légende ancestrale japonaise sur l'enfance et le cheminement vers l'âge adulte.

Jamal M'Hanna explore les liens entre le hip-hop, la capoeira et l'acrobatie dans "Les Trois Singes", et Ucka Ludoci Ilolo s'inspire des mangas pour "Quatre Hyènes", un spectacle inspiré d'un conte peul d'Afrique de l'Ouest.

Le collectif "4ème Souffle" évoque quant à lui l'art du clown, tandis que Delphine Caron explore la transe avec "4sounds".

Pour clore le festival, Thierno Thioune a carte blanche pour un cabaret hip-hop qui devient "Cartouche blanche", une "explosion de propositions artistiques inoffensives et inventives".