"42nd Street" : la quintessence de Broadway au Châtelet !

Par @sophiejouve1 Rédactrice en chef adjointe de Culturebox, responsable de la rubrique Théâtre-Danse
Mis à jour le 08/12/2016 à 16H36, publié le 08/12/2016 à 15H58
42nd Street au Châtelet

42nd Street au Châtelet

© Marie-Noëlle Robert

Numéros de claquettes à couper le souffle, tableaux spectaculaires, costumes excentriques… "42nd Street" est un tourbillon, un bijou de show à l’américaine produit par des Français. Cocorico !

"42nd Street" (42e Rue), c’est à New York le quartier des théâtres et des revues. Le spectacle adapté d’un film de 1933, nous plonge dans les coulisses de la création d’un show avec un argument qui tient en quelques mots : une débutante (délicieuse Monique Young) remplace au pied levé la vedette d’un show et devient star à son tour.

Des numéros de claquettes virtuoses

Ici tout est prétexte au tap dancing, ces numéros de claquettes qui vous donnent des fourmis dans les jambes et vous persuade illico de vous inscrire dans un cours de danse. "42nd Street" est certes un peu kitch mais ce qui l’emporte c’est l’énergie de ses 46 artistes (Dan Burton excellent dans le rôle du séducteur) qui savent aussi bien danser, jouer et chanter. Leur joie de vivre est contagieuse, un délicieux second degré donne à ce spectacle un charme imparable. 
42nd ST 3 © Marie-Noëlle Robert


Dernière production de Choplin au Châtelet

Ce moment délicieux on le doit à Jean-Luc Choplin (qui part s'occuper du pôle culturel de l'Ile Seguin) qui s’est attelé depuis plus de dix ans à réconcilier les Français avec le genre en lui proposant les plus belles comédies musicales de ces dernières années : "La Mélodie du bonheur", "My Fair Lady", "A little Night Music", "Singin in the rain"… C’est même directement à lui qu’on doit la recréation d’"Un Americain à Paris" qui triompha il y a deux ans chez nous avant de triompher à Broadway. 
 
Choplin a confié la chorégraphie au britannique Stephane Mear, le roi des claquettes, déjà aux manettes de "Singing in the rain" en 2015. Portés par la musique de Harry Warren, un ami de Gershwin, dont on a quelques tubes dans les oreilles, les tableaux s’enchainent à un rythme d’enfer.
42nd Street 4

42nd Street 4

© Marie-Noëlle Robert

Inoubliable cette ouverture qui ne laisse entrevoir que des pieds emportés dans un incroyable mouvement perpétuel, inoubliable la mélodie de Broadway chantée et dansée dans la gare de Grand Central superbement reconstituée, inoubliable le final avec le fameux tube "42nd Street" entonné dans un décor de gratte-ciel kaléidoscopique.
42nd Street 6 © Marie-Noëlle Robert

On ressort enchanté par la magie de ce musical des années 30, avec le sentiment d’avoir fait un aller-retour à Times Square dans la soirée !