Simone Veil reposera "avec son époux au Panthéon", a déclaré le président Macron lors de l'hommage aux Invalides

Par @Culturebox
Mis à jour le 05/07/2017 à 15H46, publié le 05/07/2017 à 11H42
L'hommage national de la France à Simone Veil aux Invalides.

L'hommage national de la France à Simone Veil aux Invalides.

© Michel Euler / POOL / AFP

"En accord avec sa famille", Simone Veil reposera "avec son époux au Panthéon", a déclaré le président de la République Emmanuel Macron. L'hommage national à Simone Veil s'était ouvert ce mercredi aux Invalides par le passage en revue de troupes de la Garde républicaine et des trois armes par le chef de l'Etat qui devait prononcer quelques instants plus tard l'éloge funèbre.

"J'ai décidé, en accord avec sa famille, que Simone Veil reposerait avec son époux au Panthéon" afin de témoigner "l'immense remerciement du peuple français à l'un de ses enfants tant aimés", a déclaré le chef de l'Etat à l'issue d'une cérémonie conclue par de longs applaudissements.
Emmanuel Macron rendait dans la cour d'honneur des Invalides un hommage national à cette grande figure de la vie politique française et rescapée de la Shoah, décédée vendredi à l'âge de 89 ans.

"Votre grandeur fit la nôtre". Emmanuel Macron

"Vous avez, Madame, prodigué à notre vieille nation des dons qui l'ont faite meilleure et plus belle", a-t-il souligné devant son cercueil recouvert du drapeau tricolore. "Vous avez jeté dans nos vies cette lumière qui était en vous et que rien ni personne n'a pu jamais vous ôter. Les Français l'ont su, l'ont compris. Votre grandeur fit la nôtre", a-t-il ajouté.

Quelques instants plus tard, le cercueil qui avait été déposé au sol, à l'exact centre de la cour sur un simple catafalque de bois vernis, l'a quitté au son du Chant des Marais, celui des déportés, entonné par les choeurs de l'armée française en souvenir de l'internement de Simone Veil et de sa famille au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.

"Cet hommage est ton ultime victoire sur les camps de la mort". son frère Pierre-François

L'éloge funèbre du chef de l'Etat avait été précédé de celui des deux fils de l'ancienne ministre de la Santé, qui fit voter la loi autorisant l'avortement. Ta "détermination constitu(ait) la trame de l'armure qui t'as permis de survivre à l'enfer", a lancé l'avocat Jean Veil. Son frère Pierre-François, également avocat, s'est souvenu pour sa part des "combats" de leur mère et d'abord de celui pour la "réconciliation, pour une Europe de paix, de solidarité et de progrès partagé". 

"Cet hommage est ton ultime victoire sur les camps de la mort", a-t-il encore souligné, concluant par le "dernier mot" de sa mère, "prononcé faiblement mais si distinctement, avant de retrouver papa pour toujours: merci".