La paix entre les peuples au Festival International du Folklore de Montoire

Par @Culturebox
Publié le 12/08/2016 à 14H22
Le festival international du folklore de Montoire réuni plus de 300 artistes de 10 pays différents.

Le festival international du folklore de Montoire réuni plus de 300 artistes de 10 pays différents.

© capture d'écran France 3 / Culturebox

Développer l’esprit de tolérance, grâce à la musique et la danse. C’est le message lancé par les artistes du Festival International du Folklore de Montoire-sur-le-Loir. Une 44ème édition qui a débuté cette semaine, avec plus de 300 artistes internationaux.

Pour la traditionnelle cérémonie d’ouverture, les 2 000 spectateurs présents ont reçu un message de paix entre les peuples, lancé par les artistes et les 250 bénévoles du festival international du folklore. La soirée de présentation des différents groupes a été marquée par l’hommage des danseurs et des musiciens, aux victimes des attentats.

Echanges et vie commune

À Montoire-sur-le-Loir, la diversité culturelle se vit non-stop pendant les 5 jours de festival. Entre bénévoles, artistes et public, les cultures s’entremêlent pendant les repas, mais aussi avant et après les spectacles. Pour favoriser l’osmose avec le public, les jeunes comme Medhi Henry ont créé l’avant-scène. "Ce qui intéresse le public et les artistes, c’est de venir avant l’ouverture du spectacle, comme ça ils sont tous ensemble avec une représentation. Ils peuvent boire un coup et se rassasier. Ça permet de se retrouver tous ensemble avant le grand moment", explique-t-il. Depuis plusieurs années, le festival a créé son village ou se regroupent toutes les activités. Une mesure qui a notamment facilité les contrôles obligatoires en raison des évènements récents.

Reportage : J. Aubry / G. Grichois / J. Benard

Faire venir les groupes

Malgré le nombre important d’artistes en présence, il est de plus en plus difficile pour le festival de faire venir les groupes.
"Obtenir les visas est très compliqué. C’est difficile lorsque l’on veut sortir des sentiers battus et que l’on veut inviter un pays comme le Venezuela qui est en pleine crise économique. Aujourd’hui faire venir une troupe d’Iran est un pari fou mais nous y sommes arrivés. Il faut persévérer pour continuer à mettre en avant la diversité culturelle", confie Philippe Proust, le président du festival.
Les efforts des festivaliers ont été récompensés puisque c’est plus de 10 pays différents qui ont répondus présent, offrant ainsi 5 jours de concerts.