Empereur, légionnaires et gladiateurs au Festival "Arelate" d'Arles

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 18/08/2016 à 16H25
Tous les figurants sont des bénévoles au festival d'Arelate.

Tous les figurants sont des bénévoles au festival d'Arelate.

© capture d'écran France 3 / Culturebox

Ils sont fous ces Romains. À l’occasion de la 10e édition du festival "Arelate", c’est l’empereur Hadrien qui est venu visiter la ville d’Arles ce mardi. L’inauguration a eu lieu avec une reconstitution, de quoi se mettre dans le ton de l’événement qui a lieu jusqu'au 24 août.

"Arelate, journées romaines d’Arles", c’est plus d’une semaine de découverte du monde romain pour tout public. Pour l’inauguration ce mardi, discours du 14e empereur romain, défilé et combats de gladiateurs. À travers des animations et des reconstitutions, le festival plonge les spectateurs dans le passé de la ville, dont le patrimoine historique est classé à l’UNESCO.

Une ville antique

Depuis 2007, "Arelate" met en lumière l’héritage de Rome encore présent dans les rues d’Arles. La plus grande commune de France bénéficie d’un immense territoire et d’une position géographique favorable lui donnant une liaison directe avec la Méditerranée. Ce carrefour terrestre et fluvial a offert aux romains des avantages commerciaux et militaires. Transport de marchandise et accès à la Gaule, deux atouts qui ont fait d’Arles une colonie romaine en 46 avant J-C. Les reconstitutions du festival sont une réalité historique indiscutable. "Ça s’est passé comme ça, peut-être même à cet emplacement, car c’était plus ou moins à côté du forum romain […] La réalité historique et la réalité de la reconstitution font que nous approchons d’une petite fenêtre à remonter dans le temps", explique le figurant de l’empereur Hadrien.

Reportage : M. Frey  / S. Garat / S. Baix / R. Raynaud

 

Un voyage dans le temps

Personne ici n’est comédien mais chacun joue son rôle à fond pour donner aux spectateurs une approche des plus réelles, à l’exemple du faux prêtre Alain Guénot qui est archéologue. "Il est très important pour nous que les gens puissent voyager dans le temps, nous voulons les divertir, leur faire apprendre des choses mais qu’ils aient vraiment l’impression d’être ailleurs", confie-t-il. Autre représentation phare, les combats de gladiateurs. Avant même que ces derniers ne se soient illustrés dans les films Hollywoodiens, ces prisonniers condamnés aux combats à mort défendaient déjà leurs vies dans les arènes d’Arles, construites vers 80 après JC.

Au fil des années, le festival animé par des bénévoles a su trouver sa place dans le paysage culturel de la ville d’Arles. Il est encore à voir jusqu’au 24 août.