Nouveaux locaux, nouvelle maquette numérique : Charlie Hebdo prépare sa rentrée

Par @Culturebox
Mis à jour le 09/07/2015 à 10H49, publié le 09/07/2015 à 10H26
Vendu à 120 000 exemplaires par semaine, Charlie prépare des changements pour la rentrée

Vendu à 120 000 exemplaires par semaine, Charlie prépare des changements pour la rentrée

© MAXPPP

Cabu, Wolinski, Elsa Cayat, Charb, Philippe Honoré, Bernard Maris, Tignous, Mustapha Ourrad … Six mois après l'attentat qui a décimé la rédaction, Charlie Hebdo prépare une rentrée pleine de changements.

Secouée par des crises à répétition, marquée par des tensions puis par l'annonce du départ de Luz, la rédaction de Charlie Hebdo tente de se reconstruire et annonce des changements pour la rentrée.

Déménagement en octobre

Hébergée depuis six mois par Libération, la rédaction du journal s'installera en octobre dans des locaux neufs et ultra sécurisés dans le XIIIe arrondissement de Paris. Ces nouveaux locaux seront dotés d'une "panic room", une pièce permettant aux membres de la rédaction de se réfugier en cas d'attaque.

La version numérique du journal satirique avait disparu depuis les attentats de janvier. On la retrouvera à la rentrée, avec une nouvelle maquette. "On va la remettre sur le net, les tablettes, les téléphones. C'est important maintenant que les jeunes découvrent les choses sur le net", a confié Riss au Nouvel Obs.

Vers un actionnariat solidaire ?

Le journal est passé d'un tirage à quelques milliers d'exemplaires vendus en 2014 à 120 000 par semaine aujourd'hui, en plus des 220 000 abonnements. Il a aussi fallu gérer les 4,3 millions d'euros de dons reçus après les attentats.

En avril, un collectif s'était créé pour réclamer un changement à la tête du magazine, détenu aujourd'hui à 40 % par les proches de Charb, 40 % par Riss et 20 % par le directeur financier Eric Portheault.

La répartition de l'actionnariat du journal devrait donc elle aussi être revue cet été, en introduisant d'autres salariés. Le gouvernement souhaiterait de son côté que Charlie devienne la première entreprise solidaire de presse. Un dispositif qui prévoit que 70% des résultats soient destinés à l'autofinancement.