La Maison Blanche affirme ne pas avoir invité Charlie Hebdo

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/05/2015 à 10H40
Le caricaturiste Luz, présente le premier numéro de Charlie Hebdo sorti après l'attentat du 7 janvier 2015

Le caricaturiste Luz, présente le premier numéro de Charlie Hebdo sorti après l'attentat du 7 janvier 2015

© MARTIN BUREAU / AFP

Les dessinateurs de Charlie Hebdo n'ont pas été invités à la Maison Blanche pour "croquer" Barack Obama, a assuré vendredi l'exécutif américain, contredisant ce que Luz, un dessinateur de l'hebdomadaire satirique avait laissé entendre.

Evoquant cette invitation dans un entretien au magazine Les Inrockuptibles publié mercredi, Luz expliquait que le journal n'avait pas donné suite: "il a été décidé collectivement que ce n'était pas à nous de panser les plaies de la diplomatie américaine". 

"Le staff d'Obama a répondu: 'Vraiment, on ne comprend pas les Français'", poursuivait-il. nterrogé sur l'existence de cette invitation, l'exécutif américain a démenti. "Nous avons vu des articles selon lesquels un salarié de Charlie Hebdo affirme avoir reçu, et décliné, une invitation à la Maison Blanche", a indiqué un haut responsable de l'administration sous couvert d'anonymat. "Aucune invitation de cette nature n'a jamais été faite", a-t-il poursuivi.

"C'est cocasse. Ils avaient le cul merdeux: Obama n'avait pas mandaté de représentant important (lors de la manifestation de Paris après les attentats contre Charlie Hebdo, NDLR) et envoyer John Kerry voir Hollande par la suite n'était pas suffisant", a raconté Luz  dans Les Inrockuptibles.

Tout en reconnaissant qu'il ne savait plus "qui a contacté qui", le dessinateur a souligné que "l'idée était de faire venir des gens de Charlie à la Maison Blanche". 

"Une interview ? La classe ! On aurait été direct. Sauf qu'+ils+ voulaient faire venir un dessinateur pour croquer Obama. On n'est pas à Montmartre !", a-t-il poursuivi. "En termes d'image, faire allégeance à la première puissance militaire mondiale aurait été terrible et dangereux".