Diam's "atterrée et choquée" : "L'islam interdit le terrorisme"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/01/2015 à 16H53, publié le 10/01/2015 à 16H05
La rappeuse Diam's aux Francofolies, en juillet 2010.

La rappeuse Diam's aux Francofolies, en juillet 2010.

© Xavier Leoty / AFP

La rappeuse Diam's, qui s'est convertie à l'islam en 2008, a appelé vendredi à ne pas se laisser "prendre au jeu diabolique de l'escalade des haines" après l'attentat contre Charlie Hebdo et les deux prises d'otages qui ont suivi.

"Je suis Française, je suis musulmane et je suis affligée" a écrit sur son compte Facebook la rappeuse, de son vrai nom Mélanie Georgiades. "Je suis si atterrée et choquée de la vague de violence qui s'est abattue sur la France, que les mots me viennent difficilement."

"Je m'indigne de toutes les barbaries perpétrées ici et là au nom de  l'islam. Je crains qu'une porte ne se soit ouverte de haine mutuelle, de violence", écrit l'artiste, en retrait du monde musical depuis quelques années.

Dans une autobiographie parue en 2012, la rappeuse à succès était revenue sur sa conversion à l'islam en 2008 et sa décision de porter le voile, en racontant comment, grâce à sa foi, elle s'était sortie de l'enfer de la  dépression.
                
"L'islam interdit le terrorisme et appelle à la paix et non à la terreur.  (...) N'en déplaise à ceux qui pensent le contraire par ignorance, racisme ou esprit d'amalgame", écrit Diam's dans ce billet mis en ligne juste après la fin des prises d'otages de vendredi.

"Le chaos est voulu mais ne nous laissons pas prendre au jeu diabolique de l'escalade des haines....".

Jamel Debbouze : "Je n'ai pas envie de rire mais il va falloir se relever"

De son côté, Jamel Debbouze a également exprimé son desarroi vendredi soir sur Facebook. "Depuis mercredi je ne trouve pas les mots pour décrire ma peine et ma douleur. Je pense aux victimes et à leurs familles. Ce soir je suis triste et désemparé. Pour la première fois je n'ai pas envie de rire, mais il va falloir se relever.", écrit l'humoriste en concluant "À dimanche."