Charlie Hebdo : pendant la traque, les hommages se poursuivent

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 09/01/2015 à 09H21
Place de la République, à Paris, le 8 janvier dans la soirée.

Place de la République, à Paris, le 8 janvier dans la soirée.

© ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

La traque policière des frères Kouachi, soupçonnés d'être les tireurs de Charlie Hebdo, reprenait ce 9 janvier au matin. Echanges de coups de feu en Seine-et-Marne, la traque se déplace. Pendant ce temps, les hommages en France et dans le monde se poursuivent.

La traque
 
La traque des frères Kouachi, s'est déplacée vendredi matin de Picardie en Seine-et-Marne, où des coups de feu ont été  échangés avec deux suspects et où une prise d'otage est en cours. Les tirs ont été échangés à hauteur de la commune de Dammartin-en-Goële, à environ une demi-heure de route de la zone où étaient recherchés les fugitifs depuis jeudi, selon une source policière.

Depuis jeudi, les recherches des forces d'élite se concentraient dans une  vaste zone rurale et boisée à quelque 80 km au nord-est de Paris, à cheval  entre l'Aisne et l'Oise. L'imposant dispositif des policiers du Raid et des gendarmes du GIGN, qui ont passé au peigne fin plusieurs recoins de ce périmètre de plusieurs  kilomètres de diamètre, entre Villers-Cotterêts et Soissons, avait été allégé  durant la nuit. Ce 9 janvier, vers 08H00, plusieurs camionnettes de la Brigade de recherche et  d'intervention (BRI) de la police judiciaire étaient arrivées dans cette zone  où les deux fugitifs, Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans, ont été  formellement reconnus jeudi matin par le gérant d'une station-essence qu'ils  ont agressé.Visage découvert, ils étaient armés de Kalachnikov et disposaient d'un  lance-roquette dans leur voiture, selon la vidéosurveillance. Un autre tireur est aussi recherché par la police: celui d'une fusillade  dans laquelle une policière municipale a été tuée jeudi matin en banlieue  parisienne - une attaque sans lien "à ce stade" avec l'attentat contre  "Charlie", a tenu à préciser le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

Hommages religieux et républicain

Une très forte émotion a saisi la France et le monde après l'attaque dans laquelle ont notamment été tués certains des caricaturistes français les plus connus, un grand économiste, une chroniqueuse, deux policiers, un correcteur, un invité de la rédaction et un agent de maintenance.

Au lendemain de la journée de deuil national, marquée par un slogan - "Je  suis Charlie" - et une minute de silence qui a figé le pays jeudi midi, "les imams de toutes les mosquées de France" ont été invités par les grandes fédérations musulmanes à condamner "avec la plus grande fermeté la violence e  le terrorisme" lors de la grande prière du vendredi.

Dimanche, ce sera le tour de "marches républicaines" à l'appel des principaux "partis républicains" de tous bords, de syndicats, d'associations et des grandes fédérations musulmanes. Mais "l'unité nationale" annoncée s'est fissurée, Marine Le Pen dénonçant "l'exclusion" du Front national, contre laquelle s'est également élevée l'UMP.

L'hommage a dépassé les frontières. A Washington, le président américain Barack Obama s'est ainsi rendu le 8 janvier au soir à l'ambassade de France pour écrire "Vive la France!" dans le livre de condoléances.

 "Ce n'est pas la connerie qui va gagner"

Les survivants de la rédaction de "Charlie" ont décidé de sortir mercredi un nouveau numéro tiré à un million d'exemplaires. "Ce n'est pas la connerie qui va gagner", a lancé l'urgentiste Patrick Pelloux, chroniqueur de l'hebdomadaire.