Les festivités du Nouvel An sous haute sécurité

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 31/12/2015 à 10H47
Show laser sur les Champs-Elysees à Paris, le 1er janvier 2015 

Show laser sur les Champs-Elysees à Paris, le 1er janvier 2015 

© ETIENNE LAURENT / ANADOLU AGENCY

Sydney donnera le coup d'envoi des célébrations planétaires du Nouvel An, placées sous haute sécurité en raison d'un risque terroriste accru. Malgré cette menace, des foules devraient descendre dans les rues en Asie, au Proche-Orient, en Afrique, en Europe et en Amérique, pour célébrer les douze coups de minuit à grands renforts de feux d'artifice, de concerts et de spectacles de lumière.

Décalage horaire oblige, la débauche d'effets pyrotechniques au-dessus de l'Opéra et du Harbour Bridge de Sydney est chaque 1er janvier le premier grand spectacle du Nouvel an. La plus grande ville australienne a déboursé 4,6 millions d'euros pour 12 minutes de spectacle. La maire Clover Moore promet "2.400 fusées en plus sur le pont de Sydney et pléthore de nouveaux effets", soit 7 tonnes d'engins pyrotechniques. Hong Kong, Pékin, Singapour et d'autres mégapoles asiatiques tenteront de rivaliser avec Sydney. 

Le passage en 2016 s'accompagne de mesures de sécurité drastiques


C'est le cas en Asie de Jakarta où les autorités viennent de déjouer un projet d'attentat suicide prévu pour la nuit de la Saint-Sylvestre. C'est encore plus flagrant dans une Europe traumatisée par les attentats du 13 novembre à Paris. La capitale française sera privée de feu d'artifice, une "question de décence" selon l'entourage de la maire Anne Hidalgo. La traditionnelle célébration du Nouvel An a été maintenue sur les Champs-Elysées où 1.600 policiers et gendarmes assureront la sécurité du plus grand rassemblement autorisé en France depuis l'instauration de l'état d'urgence, au soir des attaques du 13 novembre. "Nous ne pouvions pas ne rien faire. (...) Après ce que notre ville a vécu, nous devons envoyer au monde un signal : Paris est debout", a justifié Mme Hidalgo au Journal du dimanche.

Bruxelles renonce aux festivités


"Il vaut mieux ne pas prendre le risque", a expliqué mercredi le maire de Bruxelles, Yvan Mayeur, en annonçant l'annulation du feu d'artifice prévu au centre-ville après de nouvelles arrestations en Belgique. Dans plusieurs pays, les forces de l'ordre ont été placées en alerte maximale, comme en Turquie, où un attentat suicide aurait été déjoué à Ankara. A Moscou, l'emblématique Place Rouge, lieu de rassemblement traditionnel pour le Nouvel An, sera pour la première fois fermée au public. A Madrid, la police limitera à 25.000 le nombre de personnes autorisées à aller sur la Puerta del Sol, qui viennent engloutir douze grains de raisin aux coups de minuit. A Londres, le feu d'artifice sur les bords de la Tamise est à nouveau payant. Sur une note plus légère, le maestro letton Mariss Jansons, qui dirigera  vendredi le concert du Nouvel An à Vienne, promet un programme avec du "frais" et du "neuf" en plus des valses classiques.

Au Caire, d'importantes célébrations sont prévues devant les pyramides avec de nombreux artistes invités. Dans la bande de Gaza, le groupe islamiste palestinien Hamas a interdit les fêtes du Nouvel An dans les lieux publics en invoquant leur offense aux "valeurs et traditions religieuses". La soirée sera sobre à Brunei, sultanat sur l'île de Bornéo, qui, dans une conception propre de la loi islamique, a interdit toute célébration de Noël. Freetown, capitale de la Sierra Leone, l'un des pays d'Afrique de l'Ouest les plus touchés par l'épidémie d'Ebola, fera la fête. Il y a 12 mois, l'agglomération était déserte à cause du virus. A New York, un million de personnes sont attendues, avec un important dispositif de sécurité, sur Times Square, où se produiront notamment Demi Lovato et Jessie J.