Un nouveau peplum "L'Aigle de la neuvième légion"

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 01/05/2011 à 10H31
Un nouveau peplum "L'Aigle de la neuvième légion"

Un nouveau peplum "L'Aigle de la neuvième légion"

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"L'Aigle de la neuvième légion" est la dernière superproduction du réalisateur écossais Kevin Macdonald. Tiré du roman de Rosemary Sutcliff, le film met aux prises, Romains de l'an 140 après J-C, et peuples inconnus de science fiction du nord de l'Ile anglaise. L'épopée grandiose d'une reconquête d'emblème, l'Aigle d'Or, disparu 20 ans plus tôt  sur ces terres lointaines en même temps que les 5000 hommes de la neuvième légion. L'occasion de traiter d'honneur perdu, de patriotisme, de super puissance mondiale.Un divertissement politico historique aux combats époustouflants, décors et musiques grandioses, images d'un grand maître de la caméra.

Le cinéaste écossais, Kevin Macdonald, dont "Le dernier roi d'Ecosse" consacré au dictateur Amin Dada avait été oscarisé, s'attaque au genre de prédilection des Américains, le peplum, mélangeant faits réels et de fiction.
Avec une distribution très diverse aussi , qui va de l'extra viril Channing Tatum, au plus sensible Jamie Bell (ex danseur de Billy Elliot) en passant par Tahar Rahim, héros du Prophète d'Audiard, "L'Aigle de la neuvième légion" nous emmène aux confins de l'Empire Romain qui s'étend alors jusqu'à l'Ecosse. Une terre qui va symboliser l'inconnu , le danger, la peur. Pour retrouver un symbole de l'honneur perdu et restaurer celui de son père, un centurion, Marcus Aquila va braver mille morts avec son esclave Esca, derrière un mur érigé par l'empereur Hadrien comme une frontière infranchissable (déjà!). Combats à l'épée, à la lance, au couteau jalonnent cette aventure portée par la somptueuse musique d'Atli Ovasson, des décors à couper le souffle, des images et des sons incroyablement ciselées. Mais cette puissante machine cinématographique, est affaiblie par un scenario un peu convenu, malgré un parfum de modernité qui  transpose les problématiques géopolitiques d'hier à celles d'aujourd'hui, comme l'arrogance culturelle américaine, ou la volonté de conquête.Un bon divertissement évidemment très visuel même sans l'incontournable 3D

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