Western du XVIIIe siècle, le projet "Mandrin" cherche des financements

Par @Culturebox
Mis à jour le 29/09/2015 à 16H57, publié le 29/09/2015 à 14H45
Teaser de Mandrin

Teaser de Mandrin

© France 3 Alpes

Jean-Max Peteau et son équipe tournent en ce moment à Saint-Christophe-la-Grotte en Savoie le "teaser" d'un biopic consacré à Louis Mandrin, dont l'action se situe au XVIIIe siècle. Ce court-métrage est destiné à trouver des financements pour produire un long métrage consacré au plus célèbre des contrebandiers français. Début du tournage au printemps 2016.

Jean-Marc Peteau explique que son projet d'un long métrage sur la (courte) vie de Louis Mandrin : "Ce n'est pas juste un film d'aventure, c'est aussi un contexte politique, à une époque de grande misère. Mandrin, c'est le jeune délinquant de l'époque."

Pour le "teaser", toute l'équipe, des professionnels du cinéma, a travaillé bénévolement. Le tournage du "vrai" film commencera au printemps 2016.

Reportage: G. Lespinasse / F. Ceroni / M. Ducret
Depuis deux ans, Jean-Max Peteau cherche des financement pour réaliser son "western du XVIIIe siècle". Il a déjà convaincu des entreprises du Dauphiné-Savoie, le territoire qui sera valorisé par le film, mais le financement n'est pas bouclé, il manque encore 250.000 euros. Il a également lancé un concours, réalisé un documentaire et créé un site internet www.projetmandrin.com.  
Louis Mandrin est passé à la postérité pour avoir défié les collecteurs d'impôts de Louis XV et tous les douaniers des frontières de la Suisse, de la France du Dauphiné, de Rhône-Alpes et de la Savoie qui n'était pas encore française.

Mandrin est en révolte contre les représentants du roi qu'il accuse d'avoir tué son frère. Les fermiers généraux, détestés par le peuple, prélèvent de lourdes taxes sur les marchandises comme la célèbre gabelle sur le sel. Ils s'enrichissent rapidement en détournant les trois quarts des sommes collectées au nom du roi de France.

En juillet 1753, à la suite d'une bagarre mortelle, Mandrin est condamné à mort. Il réussit à s'échapper pour rejoindre un groupe de contrebandiers qui font du trafic de tabac, de coton imprimé et même d'horloges ! Autoproclamé "capitaine général de contrebandiers de France", il organise militairement ses huit cents hommes , en grande majorité savoyards.

En six campagnes éclair, il organise son "commerce". Avec ses hommes, recrutés parfois en prison à condition qu'ils ne soient "ni voleurs, ni assassins", il achète ses marchandises, tabac et étoffes en Suisse et en Savoie, pour les revendre dans des villes françaises (Rodez, Le Puy, Beaune, Autun…) sans qu'elles soient soumises aux taxes. A l'occasion de ces opérations, il vend sa marchandise dans de grandes ventes publiques sous la surveillance de ses hommes. Il ridiculise même les fermiers généraux en contraignant l'administration royale à lui acheter ses produits. Il distribue également des cadeaux. La population tombe sous le charme de ce jeune homme de 30 ans qui prend aux riches pour donner aux pauvres.

Mais Louis Mandrin, trahi par les siens, est capturé  par les dragons de Louis XV à Rochefort-en-Novalaise dans son fief savoyard. Accusé de vol, de contrebande, d'assassinat et de crime de lèse-majesté, il est exécuté le 26 mai 1755 à Valence (Drôme). C'est le début de la légende de Mandrin, bandit justicier au grand coeur. 

Le réalisateur Jean-Max Peteau et son équipe tourneront un film consacré au célèbre contrebandier Louis Mandrin à partir du printemps 2016.
Un court métrage destiné à rechercher des financements pour le projet "Mandrin" vient d'être tourné à Saint-Christophe-la-Grotte en Savoie.