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Tournage : Vincent Perez incarne Le Corbusier dans "The Price of Desire"

Publié le 27/08/2013 à 12H03, mis à jour le 27/08/2013 à 12H09
Vincent Perez sur le tournage de "The Price of desire" sur les hauteurs de Menton à la Villa E-1027

Vincent Perez sur le tournage de "The Price of desire" sur les hauteurs de Menton à la Villa E-1027

© PHOTOPQR/NICE MATIN

C'est dans le sud de la France que la réalisatrice irlandaise, Mary McGuckian, a débuté le tournage de son film "The Price of Desire". Sur la Corniche de Roquebrune-Cap-Martin, elle s'empare des décors naturels où le monstre de l’architecture moderne, Le Corbusier et la designeuse irlandaise Eileen Gray se déchirèrent autour de Villa E-1027. A découvrir en salle en 2014.

Reportage : M. Morin, B. Peyrano, G. Giordano



Eileen Gray, dans l'ombre de Le Corbusier
"The Price of Desire" de la réalisatrice irlandaise Mary McGuckian rappelle comment dans les années 20, naissance de l'architecture moderne, il était difficile pour une femme de se frayer un chemin dans un milieu masculin. La ciéeaste a choisi Vincent Perez pour camper un Le Corbusier inflexible et tranché face à la force et l'indépendance d'Eileen Gray.

Vincent Perez  sous les traits de l'architecte suisse, Le Corbusier.
Vincent Perez  sous les traits de l'architecte suisse, Le Corbusier. © PHOTOPQR/NICE MATIN


Nom de code : E-1027 
En 1924, Gray et Jean Badovici commencent à travailler sur la villa E-1027 à Roquebrune-Cap-Martin dans le sud de la France. Le nom de la maison est un code pour Eileen Gray et Jean Badovici : derrière les lettres et chiffres  E-1027, se trouvent tout simplement dissimulés les noms d'Eileen Gray et de Jean Badovici, à qui cette habitation est destinée. Les travaux démarrent en 1926, s'achèvent en 1929, meubles compris. Ils sont suivis avec intérêt, voire jalousie, par Le Corbusier, qui va régulièrement fréquenter les lieux par la suite. Ce témoignage du travail d'Eileen Gay, dans lequel on retrouvait aussi ses meubles laqués, ses trouvailles en chrome ou acier tubulaire, a bien failli disparaitre.  La E-1027 allie alors ouverture et compacité.  Gray crée le mobilier, avec notamment la table circulaire en verre E-1027, et collabore aussi avec Badovici sur la structure de la maison.

Eileen Gray, Table ajustable, 1926-29, Mobilier provenant de la maison E 1027.
Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris
Eileen Gray, Table ajustable, 1926-29, Mobilier provenant de la maison E 1027. Centre Pompidou, Musée national d’art moderne, Paris © Centre Pompidou / photo :Jean-Claude Planchet

Le Lieu de la discorde
Avec cette villa, le couple d'architectes entame une critique des cinq points de l'architecture moderne énoncés par Le Corbusier et plus globalement une remise en cause des principes de l'avant-garde moderniste. Cette critique est notamment introduite par l'idée que l'aménagement interne n'est pas uniquement le résultat de la structure externe. La villa sera présentée dans le premier numéro de la revue L'Architecture d'aujourd'hui.

Villa E 1027, Eileen Gray et Jean Badovici, vue du salon, photographie rehaussée au pochoir, 1929, Eileen Gray, Jean Badovici, "E 1027. Maison au bord de mer", L'Architecture vivante, n° spécial, Paris, Ed. Albert Morancé, automne-hiver 1929
Villa E 1027, Eileen Gray et Jean Badovici, vue du salon, photographie rehaussée au pochoir, 1929, Eileen Gray, Jean Badovici, "E 1027. Maison au bord de mer", L'Architecture vivante, n° spécial, Paris, Ed. Albert Morancé, automne-hiver 1929 © -c


Après le décès de Badovici en 1956, la villa sera vendue aux enchères à une connaissance de Le Corbusier. Après un ultime changement de propriétaire, la maison est vidée de son mobilier et celle-ci est laissée à l'abandon à la mort de ce dernier. La maison est aujourd’hui en cours de réhabilitation.
A l'issue du tournage, la villa classée monuments historiques doit être réhabilitée par la mairie et ouverte au public. 
 

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