Projet de studios hollywoodiens dans le Sud : l'Ariège préféré à Toulouse

Par @Culturebox
Publié le 06/02/2013 à 10H44
Vue aérienne prise en août 2005 de Pamiers (au fond la petite cité de 15.000 habitants, devant les caravanes des gens du voyage)

Vue aérienne prise en août 2005 de Pamiers (au fond la petite cité de 15.000 habitants, devant les caravanes des gens du voyage)

© LIONEL BONAVENTURE / GENDARMERIE NATIONALE / AFP

Le projet de Bruno Granja de créer les plus vastes studios de tournage dans l'agglomération de Toulouse ne verra pas le jour. Aujourd'hui, c'est une petite ville ariégeoise administrée par une figure historique de l'industrie touristique, André Trigano, qui se porte candidate.

Bruno Granja rêve de créer un grand complexe de studios avec le concours d'un grand nom de l'industrie cinématographie américaine, Raleigh, qui revendique le rang de premier exploitant de studios de cinéma indépendants aux Etats-Unis. Mais, le dossier qu'il avait monté pour racheter des terrains d'une ancienne base aérienne dans la banlieue toulousaine a été rejeté le 4 décembre par l'Etat.
Bruno Granja, défenseur du projet "Hollywood-sur-Garonne", devant l'ancienne base militaire de Francazal (7 juin 2011)

Bruno Granja, défenseur du projet "Hollywood-sur-Garonne", devant l'ancienne base militaire de Francazal (7 juin 2011)

© Eric Cabanis / AFP
La cité de Pamiers préférée à Francazal
Cette cité de 15.000 habitants est dirigée depuis 1995 par André Trigano, le frère du cofondateur du Club Med et créateur de la Compagnie internationale André Trigano. La ville s'est déclarée candidate à l'installation de ces studios qui créeraient à terme 5.000 emplois directs. M. Granja a dit mardi accepter l'offre de Pamiers, à 45 minutes et 70 km au sud de Toulouse par l'autoroute.

Les conditions ne sont plus réunies pour réaliser le projet sur la base aérienne de Francazal, a expliqué M. Granja. Pamiers et M. Trigano sont prêts à lui vendre 23 hectares déjà aménagés sur une zone d'activités où il n'y aurait ni démolition ni dépollution à conduire, à la différence de Francazal. A Pamiers, M. Granja mènerait une opération totalement privée et ne traiterait plus avec l'Etat; "Les choses s'annoncent beaucoup, beaucoup, beaucoup plus simples", a-t-il dit.

Un projet qui devrait voir le jour fin 2014
Le projet (9 studios couverts, un plateau extérieur, tous les services nécessaires au cinéma ou à la télévision et des activités "d'entertainment" pour le grand public) est transposable à Pamiers au prix de quelques aménagements, a-t-il dit. Raleigh continue à le soutenir, a-t-il assuré. Et puis il ne cache pas avoir été séduit par la "vision entrepreneuriale" de M. Trigano. Le président du conseil de surveillance de la Compagnie internationale André-Trigano s'est montré confiant dans l'avancement d'un projet qui a rencontré beaucoup de scepticisme dans la Région et dans la profession mais qui a aussi trouvé des soutiens. M. Trigano souhaiterait que les studios soient opérationnels fin 2014. M. Granja parle de 2015.